• 7 remèdes spirituels contre la crise de foi

    Article d'Ey@el

    Je suis juste de passage
    Dans un monde parfait.
    Un monde parfait à ce qu'il parait
    Mais quel grand carnaval :
    Des créatures qui parlent de tout,
    De tout mais de rien surtout !

      "Un Grand Carnaval", Indochine (1987)

    Évolution spirituelle, ascension, développement personnel... Des concepts un tantinet pompeux, devenus très à la mode en cette période tourmentée, faite d'angoisses et d'incertitudes où tous nos repères s'effritent comme de vieux BN oubliés au fond d'un cartable. Et bien que cela soit très positif à la base, il n'en demeure pas moins qu'une manipulation et une récupération ont bel et bien été mises en place par les Élites avec tous ces faux prophètes à gogo et gourous de tout poil — pas forcément potes les uns avec les autres d'ailleurs — qui doivent se réjouir de l'aubaine en se frottant les pognes. D'aucuns motivés par leur haine et leurs pulsions psychopathes, d'autres par leurs propres sentiments d'insécurité, leur manque d'estime personnel refoulé ou tout simplement par pure connerie. Au final, tout ce beau monde si peu reluisant se moque royalement de ce à quoi vous croyez pourvu que vous croyiez en quelque chose par le biais duquel ils pourront vous pomper votre énergie vitale, votre fric et bien d'autres choses plus sordides encore sur lesquelles je ne compte pas m'étendre.

    Car croire, c'est tisser un lien solide entre une projection de l'esprit et l'esprit lui-même. Croire, c'est conditionner son mental en focalisant son énergie sur une pseudo-vérité. Vous noterez, au passage, que j'utilise le qualificatif « pseudo » en sachant pertinemment qu'il n'existe aucune vérité « absolue ». J'ose également espérer que l'emploi du verbe « savoir » au lieu que « croire » ne vous conduira pas à en déduire fallacieusement que j'ai la science infuse ! Que les choses soient bien claires : je tiens juste à partager mon ressenti profond, ma vérité « à moi » pour vous inciter à trouver la vôtre et non pour adhérer à la mienne ou à celle d'un groupe d'individus. Si certains jugent ma démarche prétentieuse, c'est que visiblement ils sont dans cette projection négative et limitative d'eux-mêmes. Bien que je ne me gratte pas de dénoncer cette « spiritualité » usurpée, fruit probable d'un ego roublard et perturbé, pour autant je ne saurais blâmer quiconque s'y serait laissé prendre, n'étant du reste pas moi-même à l'abri des coups bas du mien et ayant payé fort cher le prix de ma naïveté. On ne peut pas renier son passé mais un divorce à l'amiable reste toujours possible et parfois même inévitable.

    Si vous deviez aller patiner
    Sur la fine couche de glace de la vie moderne,
    Trainant dans votre sillage les reproches silencieux
    De millions d'yeux embués de larmes,
    Ne vous étonnez pas quand une fissure
    Apparaitra sous vos pieds.

      "Thin Ice", Pink Floyd (1979)

    Que ceux qui sentent poindre la migraine carabinée se rassurent : je n'ai nullement l'intention de vous pondre un cours de psychologie (j'en serais bien incapable), ni la solution facile de vous ressortir tout ce que vous auriez pu lire en d'autres lieux (toute ressemblance avec des paroles écrites ou entendues serait donc purement fortuite). Je ne vais pas non plus me risquer à vous énumérer les signes indiquant que vous êtes sur la bonne voie (ou la mauvaise) car d'une part, je n'en sais fichtre rien et d'autre, ces listes ne sont ni plus ni moins que des moyens détournés de flatter l'ego. N'allez pas en déduire non plus que je veux casser de l'ego ! Il existe des subterfuges pour le caresser dans le sens du poil tout en élevant ses vibrations et le bougre sera tellement content qu'il ne verra pas que, mine de rien, vous l'entrainez, en douceur, sur la voie qu'il redoutait tant.

    Voici donc quelques trucs maison pour traiter les crises de foi que j'ai découverts par hasard (ceci dit, nous savons tous que le hasard n'existe pas). Libre à vous de les essayer ou non et surtout n'hésitez pas à laisser un commentaire si vous en avez d'autres à suggérer — des trucs simples à vous, à la portée de tout un chacun, testés et non repiqués dans des bouquins ou entendus de la bouche d'un quelconque gourou, chef religieux ou encore de M. ou Mme Je-Sais-Tout de Perpète-les-Oies. Si cela vous semble naïf, passez-vous les chevilles sous l'eau froide. Comme pour le corps physique, ce sont généralement les solutions les plus simples qui s'avèrent les plus potentes (et l'eau froide est diablement efficace pour faire désenfler).

    1. Ne croyez pas que toutes les réponses arrivent uniquement par le biais des rêves ou de la méditation.

    Elles peuvent survenir au détour d'une conversation entendue par hasard, d'une phrase lue dans un journal ou sur un blog, d'une réplique dans un film ou encore d'une chanson à la radio. Soyez attentifs aux petits signes surtout quand quelque chose vous turlupine et que vous désespérez de trouver une solution, une réponse autre que ce que la logique suggère (ou pas). Par exemple, j'ai trouvé comme moyen ludique de démarrer la journée de noter les premières paroles de la chanson que j'entends en me réveillant (si vous avez un réveil tic-tac ou cocorico, ça risque cependant d'être difficile). Cela peut sembler tout bête mais à chaque fois, ça tombe en plein dans le mille.

    2. Prêtez attention à toutes les leçons de sagesse quels que soient l'âge, la culture ou la position sociale des personnes qui vous les dispensent.

    En gros, cela signifie qu'un enfant peut vous apporter autant de sagesse qu'un adulte avec le poids des années derrière lui. De même, une personne n'ayant reçu aucune éducation, mise au ban de la société, pourra se révéler très brillante sur le plan spirituel. Voilà très certainement de quoi en faire jaser et ricaner plus d'un mais quiconque ayant déjà reçu et accepté ce type d'enseignement n'y verra rien d'absurde (je ne compte pas aborder ici le sujet délicat de la réincarnation mais si cela vous intéresse, je tâcherai de trouver quelques bons articles pour en parler ultérieurement). Dans le même ordre d'idée, je dirai que prodiguer de sages conseils quel qu'en soit le degré ne dispense pas pour autant de continuer à en recevoir d'autrui. Il n'y a donc aucune notion de hiérarchie, ce qui là encore doit être difficile à supporter pour ceux et celles qui s'identifient encore à leur ego et aux structures de notre société actuelle.

    3. Cherchez toujours l'enseignement à tirer de chaque chose désagréable qui vous arrive.

    C'est le principe même, ultra connu mais pourtant rarement usité, du verre à moitié plein. Pas facile de décrypter correctement la leçon à tirer de chacune de nos déconvenues, je vous l'accorde — surtout à chaud — mais je vous assure que perçues sous cet angle, les choses sont généralement plus faciles à digérer. Rassurez-vous si c'est dur, c'est comme le sport, ça vient avec la pratique. Soyez déterminés à ne plus subir mais à comprendre pour mieux anticiper et rectifier le tir. Je ne vous promets pas que vous aurez les réponses aux pourquoi-du-comment tout de suite — les voies du Seigneur sont réputées impénétrables mais à l'ère du hacking, ça ne devrait pas poser trop de problèmes. L'avantage c'est qu'en relativisant, vous neutralisez l'effet multiplication des petits pains version sinistrose et vous aurez moins peur de la fatalité, ayant compris qu'elle n'existe pas. L'intérêt ? Contre la fatalité toute puissante, on ne peut rien mais contre soi-même, on peut tout et mieux encore : inverser la donne.

    4. Quand vous avez un coup de blues, efforcez-vous de faire l'opposé de ce que vous avez envie de faire.

    C'est-à-dire qu'au lieu de vous lamenter sur votre sort, de pleurer en voulant tout peindre en noir (même le chat) ou de piquer une crise en vous montrant désagréable avec la planète entière, responsable ou non de votre infortune, en essayant de faire en sorte que tout le monde vibre à votre glas — sortez donc votre épée et tel un preux chevalier ou Lara Croft (je préfère Éowyn1 mais elle est moins connue), partez en croisade contre le pessimisme qui tente de vous posséder. Inutile de scander bêtement « Vade retro Satanas ! », le latin c'est dépassé et en plus ça ne marche pas vu que s'il est dedans, il n'a pas la place de reculer. Non sans rire, c'est exactement ce qu'il faut faire — je veux parler du rire bien sûr, what did you expect ? (qu'elle est drôle Nicole quand elle picole)2. Si certains s'accordent à dire que « l'appétit vient en mangeant », pour ma part, j'ai constaté que la joie venait en riant. Donc si vous êtes tristes, riez. Si vous n'y arrivez pas (et la plupart du temps ce sera sûrement le cas), essayez de faire rire les autres même si ce doit être à vos dépends. Masochiste ? Non pas du tout. D'ailleurs, j'ai remarqué que les gens qui n'arrêtent pas de plaisanter essaient de donner le change. Non pas pour tromper autrui mais comme antidote à leur mal-être. Prenez Jim Carrey par exemple — saviez-vous qu'il avait souffert d'une grave dépression et qu'il avait fini par abandonner le Prozac au profit de la comédie ? Voyez comme ça lui a réussi et le bien qu'il fait autour de lui.

    5. Ne vous retenez plus d'exprimer les petits bonheurs simples que vous procurent les pensées ou les actes d'autrui même si c'est peu de choses.

    En faisant cela vous multipliez les énergies positives par effet « boule de neige », non seulement pour les autres personnes mais pour vous également. Donc, ne vous retenez plus de laisser un commentaire positif quand vous visitez un blog qui vous met du baume au cœur, par exemple, ou de lâcher un sourire, une parole aimable à un SDF, une personne âgée ou encore un individu considéré comme marginal (on trouve une plus grande proportion de psychopathes chez les gens tirés à quatre épingles). Ne le faites pas pour vous attirer les bonnes grâces du destin car cela produirait l'effet contraire au niveau vibratoire (tout simplement parce que l'intention égotique est une vibration basse). Si vous ne le sentez pas d'agir ainsi, ne vous forcez pas. Cela doit venir du cœur. Mais abstenez-vous tout autant d'exprimer vos ressentiments négatifs même justifiés à vos yeux. Cela n'aurait rien de constructif pour personne et encore moins pour vous, même si parfois exprimer sa colère donne l'illusion de faire un bien fou sur le moment. Du moins, essayez de faire de votre mieux. Là je ne fais pas dans le scoop en vous rappelant que les énergies s'attirent. Et vous verrez, plus on s'autorise à « se lâcher » positivement, plus cela nous vient facilement et naturellement et moins on remarque les gens « toxiques » qui semblent avoir soudain mieux à faire que de croiser notre chemin. Optez pour la vitamine C plutôt que le Prozac.

    6. Arrêtez de gérer vos relations comme une partie de ping pong.

    Même si l'on peut se rendre mutuellement des services, il n'est pas toujours possible de renvoyer systématiquement la balle à tous ceux qui vous ont apporté quelque chose. Alors inutile de culpabiliser et d'en annuler ainsi tous les bienfaits. Cela ne veut pas dire qu'il faille se contenter de prendre sans ne jamais rien donner — ce qui reviendrait à bloquer les énergies. Pour que l'énergie circule, il faut qu'à votre tour, dès que l'occasion se présentera (et elle le fera), vous offriez quelque chose d'intensité supérieure ou égale à ce que vous avez vous-même reçu (la valeur se mesurant ici à l'élévation d'énergie qu'elle va procurer à l'intéressé, il ne s'agit donc pas nécessairement de quelque chose de matériel ou de tangible — cela peut être une écoute, un soutien moral, un savoir-faire, un enseignement, etc.) sans, bien sûr, ne rien attendre en retour. Mais tout en sachant que, dans l'ordre naturel des choses, le retour s'est déjà fait (si vous avez reçu) ou se fera (si vous donnez) cependant jamais par les mêmes biais (expansibilité énergétique). Certains individus, qui n'ont pas encore compris ce principe, fonctionnent généralement en vase clos, un peu comme pour se constituer une réserve d'énergie à avoir constamment sous la main (comme d'autres élèvent des poulets). On les reconnait à ce qu'ils vous accusent d'ingratitude dès lors qu'après vous avoir rendu service, vous élargissez vos horizons en faisant la même chose pour d'autres qu'eux-mêmes. Au lieu de se réjouir d'avoir contribué à cet effet boule de neige, ils se sentent au contraire lésés voir trahis et envahis par le ressentiment. À ce stade, leur expliquer ne servirait pas à grand chose, il faut que cette prise de conscience vienne toute seule.

    7. Pratiquez la tolérance zéro envers les gens négatifs.

    Houlà ! Mais qu'est-ce qu'elle raconte ? La tolérance n'est-elle pas le propre de la spiritualité ? En règle générale, je dirais oui. Mais là il s'agit de maintenir ses vibrations élevées et si vous laissez les ondes négatives s'infiltrer, c'est comme pour le jaune dans les blancs en neige, ça redescend. Pour peu que vous soyez en train de vous noyer et que vous ayez déjà pas mal bu la tasse, ces fréquents aller-retour vers les bas-fonds finiront par avoir votre peau. Il faut se faire une raison, nous ne sommes que des êtres humains, pas des mutants intergalactiques avec de super-pouvoirs venu sauver le monde sur leur tornade blanche avec leurs petits bras musclés. La méthode karcher, c'est celle des Élites. Pas la nôtre. Vous n'allez pas transformer quelqu'un de foncièrement négatif, qui n'a nullement l'intention de changer et qui ne sait pas se nourrir autrement qu'en volant l'énergie vitale des autres — de manière totalement inconsciente certes et avec souvent beaucoup de souffrance intérieure — sans vous faire happer vers les profondeurs dans un monde où tout est fait pour que les prisonniers se gardent entre eux. Gare à l'effet élastique donc. Le plus douloureux est qu'il s'agit la plupart du temps de personnes qui nous sont chères (liens karmiques ?). Comme il n'est pas toujours possible de les écarter définitivement ou de mettre de la distance physique entre elles et nous (suivant son âge et surtout au vu de la situation économique actuelle), il faut faire comme pour les allergies saisonnières et prévoir en conséquence des cures d'antihistaminiques à l'énergie positive avant et après. Pour les solutions existantes, je vous renvoie aux Articles connexes. Tout ce qui vous fait du bien sans conséquences néfastes pour votre santé ou pour le bien-être d'autrui sera le bienvenu. Procurer de la joie aux autres arrive d'ailleurs en tête de liste.

    Comment se fait-il que je revienne à mon point de départ ?
    Comment se fait-il que je retombe sur mes erreurs ?
    Je ne vais plus lâcher la balle des yeux,
    Mon film se déroule quand tu coupes la corde.

     "15 Step", Radiohead (2008)

    J'espère que ces quelques principes que m'a dictés ma voix intérieure vous seront utiles à quelque degré que ce soit. Ne vous inquiétez pas et ne vous découragez pas si vous n'arrivez pas à tous les mettre en pratique. Cela prend du temps surtout lorsqu'il faut agir spontanément et non en suivant des recettes toutes faites, ce qui n'a jamais été mon intention. Simplement, voir les choses sous un angle différent peut grandement aider à devenir plus honnête envers soi-même (et par delà envers les autres) et à ne plus se percevoir à travers le regard castrateur de nos semblables, du moins, des personnes qui n'ont pas encore dépassé ce stade.

    Bon cheminement à tous et ayez foi en vous parce que vous êtes le Créateur de votre univers en dedans comme au dehors.

    Ey@el

    Notes et références

    1. ^ Éowyn est un personnage du Seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien. Nièce du roi Théoden, ayant perdu tous ceux qu'elle aimait à la guerre contre le tyran Sauron, c'est déguisée en homme qu'elle se rendit à l'insu de tous, à la grande bataille des Champs du Pelennor et tua le Roi-Sorcier d'Angmar, le chef des Spectres de l'Anneau. Un passage de l'adaptation cinématographique que j'apprécie particulièrement dans lequel ce dernier se vante qu'aucun Homme ne peut le vaincre et où juste après l'avoir transpercé de son épée, Éowyn ôte son casque et lui répond du tac-au-tac : « Oui, mais moi je ne suis pas un homme ! »
    2. ^ Publicité Schweppes.

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 16 Juillet 2014 à 15:59

    Héhé, j'adore la première citation, je ne saurais dire pourquoi :lol: ♥ !

    Ce sont vraiment de supers conseils. Pour ma part, quand je suis fatiguée je suis très désagréable, alors le conseil 4 fonctionne pour 'la colère' -c'est un grand mot, je suis juste désagréable, si, si...- aussi ?

     

    2
    Mercredi 16 Juillet 2014 à 17:44

    Ah oui, je ne vois pas pourquoi non plus ! :lol: Pour la fatigue qui rend désagréable : normal, ça le fait à tout le monde. Quand nous sommes fatigués, notre niveau d'énergie étant au plus bas, c'est d'autant plus difficile de garder ses vibrations à un niveau satisfaisant. Dans l'idéal, il faudrait s'isoler mais ce n'est pas toujours possible pour tout un tas de raisons potentielles qu'il me semble superflu d'énumérer.

    3
    Mercredi 16 Juillet 2014 à 17:45

    Heureuse de ne pas être la seule. Ce soir je me couche tôt. (Ah, quand on lit un livre prenant, on est obligés de se coucher à trois heures du matin...)

    Oui, c'est pour ça que j'essaie d'être positive :)

    4
    Mercredi 16 Juillet 2014 à 17:49

    Ah, le coup du bouquin qu'on n'arrive pas à lâcher, je connais aussi. Mieux vaut éviter de lire le soir dans ces cas-là. Et à force d'essayer, courage, on y parvient ! :)

    5
    Mercredi 16 Juillet 2014 à 18:37

    Haha j'y penserais ! ;)

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