• L’accaparement mène à la ruine

    Article de Bertrand Duhaime

    Vivre sa solitude n’est pas vivre dans l’isolement. La solitude désigne l’état d’un être qui vit seul parce qu’il se retire sporadiquement du monde pour comprendre ce qui se passe en lui, où réside tout ce qu’il est et toutes les réponses à ses questions; l’isolement représente l’état pathologique, très lourd, de celui qui, en raison de son vide intérieur ou de s…on insociabilité, fuit le monde ou le fait fuir. De même, la possession de biens ou d’autres bienfaits n’est pas une tare dans la mesure qu’elle ne rend pas chiche, avaricieux, possessif, accaparant, contrôlant, dominateur.

    Trois causes de l'isolement

    Une personne peut trouver trois explications à l’isolement qu’elle vit, si celui-ci lui pèse : soit qu’elle ne sache pas aimer (ne s’aime pas ou n’aime pas les autres), soit qu’elle soit si vide qu’elle n’a rien pour attirer les autres, soit qu’elle tente de garder sa lumière intérieure exclusivement pour elle dans un refus de la partager, souvent dans la peur de perdre au change ou de voir un autre l’égaler ou la dépasser en qualité. Et quand on parle de lumière intérieure, on parle de tout acquis matériel, intellectuel, émotionnel ou spirituel qu’elle peut avoir accumulé, ce qui implique les talents, les aptitudes, les dons, les compétences, les qualités. Nul ne peut donner ce qu’il ne possède pas, comme il ne peut rayonner ce qu’il ne porte pas.

    Peu importe dans quel domaine, ce qu’un être veut garder entièrement pour lui, au point de le posséder, de l’accaparer et de le défendre jalousement, représente la mise à part d’une part de la Substance subtile, le séparant de sa Source divine, qui ne demande naturellement qu’à circuler pour se multiplier. Du coup, elle produit un blocage et en interrompt le cours, la libre circulation, alors que tout ce qui vient d’ailleurs, de l’intérieur ou de l’extérieur, doit continuer à circuler sur tous et à l’avantage de tous. Plusieurs pourront trouver en cette explication la raison de leur pénurie, de leur apparente limite, de leur faiblesse, de leur sentiment de petitesse ou d’impuissance.

    De l'accaparement à la déconnexion

    Tout ce qui est scellé dans la conscience de l’être qui le capte — qu’il s’agisse d’un bien matériel, d’une somme d’argent, d’une valeur intellectuelle, d’un talent inné, d’un sentiment intime, d’une qualité spirituelle — ne parvient plus à l’aimanter, diminuant son magnétisme, sa force d’attraction ou son charisme, même son pouvoir de séduction, parce que cela ne sert plus la Cause universelle. Ainsi, peu à peu, la personne qui se rend coupable d’un tel accaparement, bascule dans la peur et en vient à témoigner d’une conduite erratique et déconcertante qui l’amène à vivre dans un isolement amer et, à l’extrême, l’entraîne dans la folie.

    L’intellect, particulièrement conservateur et possessif, tend à densifier, à cristalliser, à ossifier, à fossiliser toute substance. Ainsi, celui qui se laisse mener par l’intellect, généralement un grand égoïste et un grand sceptique, régresse, retombe lentement dans des états inférieurs de conscience. Au contraire de l’intellectuel rigide, l’être amoureux, forcément généreux, ne se reconnaît que le canal ou le dispensateur de ce qui doit se mouvoir éternellement et passe, par bonheur, à travers lui. Dans un juste retour, cela lui permet d’amplifier tout courant d’énergie constructive ou lumineuse qui le traverse et même de se protéger contre tout courant négatif.

    Par Bertrand Duhaime
    © facebook.com/bertrand.duhaime

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