• L'astrologie en vrai

    Article de David Wilcock traduit par Jean Hudon

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    Comme je vous l'expliquais quand j'ai commencé ce blog (voir Articles connexes), je me suis toujours beaucoup intéressée à l'astrologie mais pas celle que vous lisez dans les magazines et dont j'adore me moquer avec humour comme vous avez pu le constater dans les billets précédents. Je possède des tonnes de bouquins sur la question, notamment concernant l'aspect karmique que m'avait fait découvrir une ancienne astrologue de la défunte revue ASTRES avec qui j'avais pas mal échangé par courrier et téléphone dans les années 90 — une branche fort controversée au sein même de cette discipline et qui comporte ses détracteurs au même titre que la science officielle qui qualifie la physique quantique de pseudo-science et les médecines énergétiques de charlatanisme. Bref, on en revient toujours à la même constatation (qui est une observation factuelle et non une règle universelle pour les coincés du bulbe qui voudraient encore chercher des poux sur la tête d'un chauve) : quel que soit le domaine concerné, les esprits limités ne peuvent s'empêcher de tenter de restreindre les horizons de peur de devoir se remettre en question. Comme le disait Einstein, « les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres ». Et surtout : « L'imagination est plus importante que le savoir ».

    Sans me lancer dans un long débat, j'aimerais juste expliquer mon point de vue concernant l'astrologie qui est que l'on ne naît pas sous une bonne ou mauvaise étoile comme on peut malheureusement encore le lire dans certains ouvrages (Nostradamus, à la niche !) mais que la configuration des planètes au moment de notre naissance (ou réincarnation) n'est que le reflet du parcours de notre âme, de nos acquis et des leçons que nous devons encore apprendre (karma). En aucun cas, les astres ne sont responsables de notre caractère et de notre destin. Ils proposent (leur énergies) et nous disposons. Bien sûr, ce n'est que ma manière de voir les choses et si elle ne vous parle pas, ce n'est pas grave et vous n'aurez sans doute pas envie de lire ce qui suit. Mais quiconque ne supporte pas le déterminisme, la fatalité et l'immuabilité des choses (le propre de la Matrice) et cherche à se découvrir (et à comprendre où ça coince et pourquoi afin de trouver comment avancer) devrait largement y trouver son compte.

    Que la Force soit avec vous !

    Ey@el

    L’astrologie est un robuste système de connaissance qui nous dit que nos esprits sont sous l’influence directe des corps célestes, un fait qui n’est tout simplement pas encore largement accepté à notre époque.

    L’histoire de l’astrologie remonte à au moins cinq mille ans, soit à l’époque babylonienne. L’astrologie a été prise au sérieux, en tant que science exacte, par Tycho Brahe, Galilée, Johannes Kepler et Pierre Gassendi, qui tous furent des pionniers dans le développement de la physique et de l’astronomie modernes.

    Les signes du zodiaque

    À présent, nous allons visualiser le cycle de l’orbite de 365 jours de la Terre autour du Soleil. Partons du principe que le Soleil génère un champ d’énergie qui influence notre façon de penser et ce que nous ressentons ; que notre position dans ce champ d’énergie a un effet direct sur notre esprit et notre corps ; que les différentes zones du champ d’énergie du Soleil nous feront avoir des pensées et des émotions différentes ; qu’il y a douze régions également espacées dans le champ d’énergie du Soleil où nous passons au fil de chaque cycle annuel de la Terre ; et enfin que chacune de ces régions possède une « personnalité » distincte suscitant en nous un certain type d’émotions. Tout cela pourrait alors expliquer les effets que peuvent avoir sur nous les douze signes du zodiaque.

    Les sceptiques sont prompts à souligner que le fait d’être né sous un certain signe ne garantit pas, d’un point de vue scientifique, que l’on aura un certain type de personnalité. Toutefois, l’idée de faire correspondre un signe particulier avec un type particulier de personnalité n’est rien d’autre que l’horoscope des journaux, une forme vulgarisée d’astrologie inventée par R. H. Naylor en 1930. Naylor est un astrologue britannique qui a fait une prédiction étonnamment précise dans sa deuxième colonne d’astrologie publiée dans un journal. Il a averti les lecteurs qu’un aéronef britannique pourrait être en danger, et, le même jour, le dirigeable britannique R101 s’est écrasé dans le nord de la France. Cela a rendu Naylor célèbre pratiquement du jour au lendemain Comme beaucoup lui ont ensuite demandé de publier régulièrement une colonne dans un journal, cela l’a poussé à être un des premiers à formuler une méthode très simplifiée, selon laquelle il écrivait des descriptions personnalisées pour chaque signe du zodiaque. Encore aujourd’hui, de nombreux magazines et presque tous les journaux offrent à leurs lecteurs des prévisions astrologiques semblables à celles imaginées par Naylor.

    La véritable science de l’astrologie est beaucoup plus complexe que cela. En fait, les astrologues modernes croient que l’astrologie très simplifiée de Naylor a causé des torts incalculables à leur profession, puisque les douze zones autour du Soleil que nous appelons des « signes » ne sont qu’un aspect d’une série d’influences concurrentes. S’il n’y avait pas de planètes exerçant aussi une influence, la puissance de ces douze zones serait sans doute beaucoup plus dominante.

    Les influences énergétiques des planètes et des lunes

    Fait intéressant, le Dr Carl Gustav Jung, le « père de la synchronicité » et un associé du Dr Sigmund Freud, a révélé que les significations attribuées aux douze signes du zodiaque ne sont pas arbitraires, mais qu’elles représentent une connaissance encyclopédique de la psychologie humaine. « L’astrologie représente la somme de toutes les connaissances psychologiques de l’Antiquité. » Chaque signe représente un archétype, un type spécifique de personnalité, dont il sera question plus loin dans ce livre. Selon ce qui est indiqué dans la série de la Loi Une, ces schémas directeurs sont inscrits dans la conscience même de la galaxie.

    Si les signes de l’astrologie exercent un effet, alors qu’en est-il des planètes et des lunes ? Commençons par notre voisine la plus proche. L’idée que la position de la Lune puisse avoir un effet sur nous est fort ancienne et est à l’origine du mot lunatique. Le psychologue Arnold Lieber de l’Université de Miami a étudié les données portant sur les homicides dans le comté de Miami-Dade, sur une période de quinze ans — ce qui représente 1 887 meurtres au total —, afin de déterminer s’il existait un effet lunaire. Le Dr Lieber, dont les résultats ont été publiés dans le Journal of Clinical Psychiatry, a révélé que le taux d’homicide augmentait et diminuait de façon très régulière avec les phases de la lune, durant l’ensemble de la période qu’il a étudiée. Les employés du journal Toledo Blade ont réalisé une analyse informatique de tous les rapports de police du comté de Cuyahoga entre le début de 1999 et la fin de 2001, soit 120 000 au total, et ils ont constaté qu’il y avait 5,5 % plus de crimes violents et 4,6 % plus de crimes contre la propriété durant les nuits de pleine lune. En outre, ils ont noté une hausse de 16 % du nombre de cambriolages dans les maisons inoccupées, une hausse de 34 % des cas de résistance à l’arrestation et de 35 % des cas de voies de fait graves. En 2007, la police britannique a annoncé avoir constaté des résultats similaires dans ses propres études sur la criminalité et avoir décidé de déployer plus de policiers les soirs de pleine lune afin d’en contrer les effets. L’inspecteur Andy Parr a déclaré à ce propos : « J’aimerais entrer en contact avec les universités afin de voir si l’un de leurs diplômés souhaiterait examiner plus à fond cette question. Cela pourrait nous être utile. »

    Si la Lune exerce un effet statistiquement significatif sur les crimes violents, alors peut-être les positions des planètes affectent-elles aussi notre façon de penser et ce que nous ressentons. À partir de 1949, Michel Gauquelin a analysé les cartes du ciel de milliers d’éminents personnages historiques et constaté que certaines personnes étaient plus susceptibles d’être nées avec des planètes ayant des positions clés dans le firmament. Au début, Gauquelin était totalement sceptique, mais, à sa grande surprise, il découvritque les données recueillies contredisaient complètement ses hypothèses initiales.

    La conclusion la plus célèbre de Gauquelin est l’effet Mars, selon lequel les champions sportifs et les militaires sont beaucoup plus susceptibles d’avoir Mars à l’ascendant, c’est-à-dire que cette planète apparaît juste au-dessus de l’horizon de l’est au moment de leur naissance. Michel et son épouse, Françoise, ont analysé la carte du ciel de plus de soixante mille personnes pratiquant onze métiers différents et ils ont pu observer de fortes corrélations avec cinq planètes présentes dans celle de Carl Jung. Mercure influence les politiciens et les écrivains ; Vénus influence les peintres et les musiciens ; Mars influence les médecins, les athlètes, les militaires, les cadres d’entreprise et les scientifiques ; Jupiter influence les acteurs, les militaires, les cadres d’entreprise, les politiciens, les journalistes et les dramaturges ; et Saturne influence les médecins et les scientifiques. Certaines planètes sont également négativement corrélées avec certaines professions, ce qui signifie que ces planètes sont plus éloignées que d’habitude du point de l’ascendant dans le cas de ces personnes. Mercure est plus éloignée chez les athlètes ; Mars est plus éloignée chez les écrivains, les peintres et les musiciens ; Jupiter est plus éloignée chez les médecins et les scientifiques, et Saturne est plus éloignée chez les acteurs, les journalistes, les écrivains et les peintres. Ces résultats ont été découverts en étudiant les données françaises, et les Gauquelin démontrèrent plus tard que les données étaient tout aussi valables pour les Américains et les autres professionnels européens.

    Après la mort de Michel Gauquelin en 1991, les résultats de ses recherches ont ensuite été corroborés par Suitbert Ertel et Arto Muller à l’aide des données astrologiques des membres de l’Académie nationale de médecine en France et de celles d’écrivains italiens et de médecins allemands. En outre, trois groupes de sceptiques ont réuni leurs propres données sur des athlètes et validé l’effet Mars — dans certains cas, de fort mauvaise grâce. Après cinquante ans, aucun sceptique n’a pu réfuter définitivement ces étonnantes conclusions auxquelles Gauquelin était parvenu. En fait, dans leur livre paru 1996, The Tenacious Mars Effect, Suitbert Ertel et Kenneth Irving ont révélé que les preuves scientifiques se sont avérées encore plus solides que celles d’abord identifiées par Gauquelin. La science n’a que faire des gens qui refusent de croire certains faits. S’ils s’entêtent à nier que quelque chose se passe, pour quelque raison que ce soit, il est alors totalement futile de tenter de les convaincre du contraire. Les sceptiques ont souvent eu recours à des méthodes hostiles et douteuses pour essayer de discréditer les conclusions de Gauquelin relativement aux effets que les planètes exercent sur la personnalité et sur le comportement des humains. C’est dans la nature humaine d’attaquer férocement tout ce qui nous donne le sentiment d’être menacés dans nos convictions les plus profondes. Il est parfois très difficile d’affronter la honte d’avoir cru passionnément à une chose qui s’avère ensuite incorrecte, en particulier si l’on a dépensé des dizaines de milliers de dollars et travaillé durant des années pour arriver à cette constatation. Cependant, s’en prendre ainsi à de nouvelles découvertes est l’exact opposé d’une authentique démarche scientifique, selon laquelle nous devons suivre les données peu importe où elles nous mènent, même si c’est en des territoires étranges ou inconnus.

    Par David Wilcock
    © 2013 Extrait de La clé de la synchronicité : L'intelligence invisible qui guide l'univers et vous 

     

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  • Commentaires

    1
    Hélios
    Dimanche 21 Janvier à 17:38

    Les livres d'astrologie qui m'ont le plus aidée sont ceux d'Irène Andrieu, en particulier "la roue du zodiaque" qui  est remarquable...

    Mes salutations.

      • Dimanche 21 Janvier à 20:26

        Irène Andrieu, je crois avoir déjà lu certains de ses articles ou alors lu des commentaires faisant référence à ses enseignements sur un forum d'astrologie. Elle est spécialisée en astrologie karmique, non ? Dans le domaine, j'ai beaucoup lu et pu constater la vérifications des ouvrages de Pierre Lasalle (très très controversé) ainsi que ceux de Laurence Larzul et Patrick Giani. Toujours sur le karma, j'ai découvert les thèmes dragoniques (le thème de naissance sans le karma qui en fait décale tous les points de ton thème cuspides y compris d'autant de degrés qu'il faut pour remettre ton nœud nord à 0° du bélier par le chemin le plus court donc vers la droite ou vers la gauche selon où il se trouve). Cela met parfois en lumière des aspects entre planètes qui ne pouvaient l'être (par exemple une conjonction d'orbe mais qui n'en est pas vraiment une car dans deux signes différents) ou explique certains trucs qui ne s'expliquent pas vraiment quand on regarde juste le thème natal. Après la technique est peu utilisée donc il est très difficile de trouver de la documentation sur le sujet surtout en français. C'est surtout utile pour comprendre ses motivations inconscientes et repérer des points forts à développer.

    2
    Hélios
    Dimanche 21 Janvier à 17:43

    J'ai fait une erreur dans le titre du livre d'Irène Andrieu, il se nomme "La roue de la vie, une méditation sur le zodiaque".

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