• L'effet Brésil

    Article d'Ey@el et texte d'EOB traduit par Ey@el

    Available in English

    Je ne sais pas pour vous mais moi, j'ai l'impression que nous sommes assis sur une gigantesque cocotte-minute sur le point d'exploser... ou d'imploser à tout moment. Peu importe, le big boum est pour bientôt, ça c'est sûr. Et si les énergies de 2020 sont censées favoriser le pragmatisme, la prise de responsabilité, la solidarité et l'équilibre, vu l'état actuel de la condition humaine et l'ampleur des dégâts occasionnés par la déconnexion totale chez une grande partie de nos congénères, j'ai de gros doutes quant à cette transition vers un âge d'or. Disons que ce ne pourra pas être pour tout le monde. Et je ne voudrais pas que cela soit perçu comme élitiste ou présomptueux de ma part, juste réaliste. Cela n'a rien à voir avec votre culture, votre niveau d'éducation, votre classe sociale, votre âge ou votre condition physique mais uniquement votre volonté de faire le travail nécessaire en vous qui impactera le champ morphique dans lequel nous baignons tous. Cela n'a rien d'un concept, c'est une réalité scientifique largement documentée et éprouvée mais officiellement occultée et massivement ridiculisée car forcément toutes les bases des pouvoirs en place actuels reposent sur la division et l'illusion que le pouvoir se trouve à l'extérieur de vous.

    Alors non, l'amour ne va pas nous tomber dessus et nous transformer en bisounours comme dans le clip ci-dessous mais les énergies à venir vont certainement nous inciter à le trouver en nous et à aligner nos vibrations sur sa fréquence (qui est la plus haute dans l'échelle vibratoire). Aussi en attendant d'être « réencodés » par un éventuel flash solaire (voir mon billet précédent), je tenais à partager avec vous la magie de ce morceau qui élève l'âme et parle de reconnexion et de révélation. La magie ou l'âme agit. Et vous savez quoi ? Il n'y a que deux lettres à changer pour rendre la musique magique (hé oui, ce satané 2, il est partout !). Voici donc la petite merveille dont nous a gratifiés EOB le mois dernier et que depuis, je me passe en boucle tous les jours en guettant (avec impatience) la sortie d'un nouveau single puis d'un album (enfin) promis pour très bientôt.

    Brasil

    Ce mauvais rêve m'a expédié
    En chute libre... en chute libre...
    C'est en moi, c'est en toi aussi.

    Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut
    En chute libre... en chute libre...
    Combien de temps encore
    Avant que tu ne retrouves le sourire
    Et le goût de rire ?
    Mais c'est impossible.

    Ma chérie, tu ne vois ne donc pas,
    J'ai la sensation d'être terrassé.
    Je pense savoir
    Qu'il est temps de partir.

    Mais il n'y a aucun retour possible,
    La flamme s'est éteinte.
    Tout est fini maintenant,
    Ce n'est la faute de personne, oh non.
    Il n'y a plus à avoir peur désormais
    Mais tu sais...

    Ces journées idylliques
    Et ces nuits magiques
    Passées avec toi :
    Je t'aime.

    Et je le sens tomber,
    Cet amour, je le ressens à nouveau...

    Et je le sens tomber,
    Cet amour, je le ressens à nouveau...

    Et je le sens tomber,
    Cet amour, je le ressens à nouveau...

    Et je le sens tomber,
    Cet amour, je le ressens à nouveau...

    Et je le sens tomber,
    Cet amour, je le ressens à nouveau...

    © Ed O'Brien, 2019

    Traduit de l'anglais par Ey@el
    © lapensinemutine.eklablog.com

    À propos de cette chanson

    EOB, comme je vous l'avais expliqué (voir Articles connexes), c'est Ed O'Brien, l'avant-dernier membre de Radiohead à se lancer dans une carrière solo parallèle, Colin Greenwood (qui joue de la basse sur ce morceau) n'ayant pas encore sauté le pas.

    « "Brasil", c'est un état d'esprit et non un lieu ou une époque » explique Ed. Pour lui, tout a commencé au retour d'une tournée avec Radiohead en 2012 où il est parti vivre un an au Brésil avec sa famille.

    « Nous avons vécu une expérience très profonde dans ce pays extraordinaire, tissé de nouveaux liens avec des lieux et des personnes. J'ai eu l'occasion d'aller au Carnaval de Rio en 2013, c'est certainement le plus grand spectacle au monde, une explosion de lumières, de mélodies, de rythmes et d'amour. Pour moi, ce fut un de ces grands moments de révélation, musicalement parlant. Quand notre séjour a pris fin, nous sommes rentrés chez nous et je me suis intuitivement retrouvé sur le chemin des collines galloises avec un exemplaire des Feuilles d'herbe de Walt Whitman, quelques guitares, un ampli et des pédales (bien entendu). J'ai loué un cottage dans les monts Cambriens et les chansons qui composent l'album se sont mises à couler de source. »

    « À cette époque, je suis aussi tombé sur les merveilleuses paroles de Carl Sagan qui accompagnent cette célèbre photo de la Terre intitulée "Un point bleu pâle". Allez voir si vous ne connaissez pas, c'est vraiment d'actualité. »

    Et justement, cette chanson deux-en-un, qui démarre comme une balade folk pour s'engouffrer dans une espèce de transe rythmique, emportée par la basse omniprésente de Colin Greenwood sur fond de guitares cristallines et de synthés, nous parle d'amour inconditionnel. Les images d'Andrew Donoho, qui avoue que Radiohead est la raison qui l'a poussé à se tourner vers la réalisation de clips vidéos, ajoutent vraiment une dimension supplémentaire à ce morceau de presque 9 minutes — une durée assez peu commune pour un single.

    Lovecraft, Kubrick et Junji Ito font partie des auteurs de science-fiction favoris d'Ed O'Brien mais à l'opposé de son pote Thom Yorke dont l'album expérimental Anima dépeint l'univers assez glauque de ses cauchemars, il a toujours voulu « réinterpréter leur vision horrifique pour en faire quelque chose de plus poétique, de plus optimiste ».

    « "Brasil" était un de ces morceaux qui transpirent la magie dès les premières notes » se souvient Andrew Donoho. « Tout s'est mis en place très rapidement. L'empathie, la solidarité, l'émerveillement, la spiritualité, et l'exploration, tout ça émanait de la chanson et de ses références, et je voulais parler d'un concept hors de ce monde à portée plus vaste qui serait en faveur de l'humanité. Ed et moi partagions ce même amour de l'espace et des concepts temporels abstraits alors j'ai donc commencé à écrire un scénario sur la transcendance des barrières physiques de nos corps et du temps comme une expérience linéaire. »

    « Et si des extra-terrestres ou des êtres supérieurs débarquaient sur Terre pour nous unir plutôt que nous détruire ? » demande Ed. « Et ce serait comment si nous partagions nos pensées, nos expériences, nos actes ? La théorie qui dit que l'humanité en tant qu’espèce constitue en fait un seul et unique organisme géant m’a toujours fasciné. Je voulais explorer ce concept du point de vue de plusieurs personnages, de divers effets visuels. Tout cela est la trame de "Brasil". »

    Vous qui me lisez depuis longtemps et qui commencez sans doute à me connaître, vous comprenez pourquoi je tenais tant à partager ceci pour démarrer l'année. Certes, il y en aura bien encore pour le traiter de vieux hippie quinquagénaire coincé sur son nuage. À ceux-là, je leur citerai les paroles de John Lennon :

    Je suis peut-être un rêveur
    Mais je ne suis pas le seul.
    Un jour, j'espère, vous nous rejoindrez
    Et le monde ne fera qu'un.

     "Imagine", John Lennon (1971)

    Ey@el

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