• La preuve scientifique que les pensées négatives nuisent à votre santé

    Article du Dr Lissa Rankin traduit par Ey@el

    Available in English

    Si vous me suivez sur Twitter ou Eklabugs ou encore si vous avez lu mon article récent sur les cauchemars (au propre comme au figuré), vous saurez que le pouvoir de l'esprit sur le corps est une expérience que je vis actuellement à plein temps. Pour ceux qui auraient la flemme d'aller voir, il y a tout juste un mois, je me suis retrouvée hospitalisée à la suite d'une mauvaise chute en forêt qui m'a valut une fracture du grand trocanter (hanche) et une opération chirurgicale assortie d'un beau cocktail de produits chimiques pas vraiment top dont certains opiacés pour lutter contre la douleur. Mais on a beau être une « guerrière spirituelle » (sic), on n'en reste pas moins humaine et quand on dérouille, on accepte l'antirouille même si c'est toxique. Pas le choix non plus quand on est dans les vapes.

    Du moins temporairement. Car justement, quand on a mal, l'esprit est plus vulnérable à la pensée d'autrui et quand médecins, infirmières et kiné vous conseillent de prendre vos cachets d'analgésiques « même si vous n'avez pas mal tout de suite car après vous ne pourrez plus vous levez et votre rééducation sera plus longue », vous avez tendance à vous laisser convaincre et à prendre leurs saloperies. Sauf que moi les calmants et autres, ça me met tellement le cerveau en vrac et ça me déconnecte tellement qu'en comparaison la douleur physique reste toujours préférable. Je pense que cela risque d'en choquer certains qui n'ont encore jamais vraiment fait l'expérience d'une connexion à leur âme, mais pas les autres qui savent à quel point ce sentiment est atroce. Un petit rappel qui m'a aidée à sortir du brouillard mental dans lequel je me trouvais momentanément et fait réaliser que même si j'avais besoin d'ouvriers chevronnés pour réparer mon corps, pour le reste, celle qui savait le mieux ce dont il a besoin ou pas, c'était moi.

    J'ai donc décidé de laisser l'infirmière (une femme pourtant charmante et pleine d'empathie) me sortir sa rengaine en me déposant ses petites pilules colorées pour le cas où et de l'ignorer en lui répondant dans ma tête que non seulement j'allais les jeter dans les toilettes mais qu'en plus j'allais avoir de moins en moins mal et épater tout le monde avec mes progrès. Et effectivement, ce fut le cas car j'y croyais et je le voulais à fond (de la même manière que je souffrais le martyre après qu'on m'ait fait un planning précis de l'intensité et la durée de mes douleurs à venir). Fallait me voir faire le marathon dans les couloirs avec mon déambulateur même pas trois jours après l'opération ! J'aurais tant d'autres anecdotes comme celle-ci à vous raconter sur les effets placebo (du latin « je plairai »)/nocebo (« je nuirai ») et je suis sûre qu'en cherchant bien, vous aussi.

    En guise de conclusion à ce long préambule, je dirais que la meilleure des préventions reste l'apprentissage de l'alchimie mentale, à savoir cultiver la pleine conscience pour être en mesure de transmuter les pensées négatives parasites avant qu'elles n'aient le temps d'aller s'implanter dans les méandres de la psyché pour nous empoisonner d'abord l'esprit puis le corps.

    Ey@el

    La médecine conventionnelle nous prouve depuis plus de 50 ans que l'esprit peut guérir le corps. On appelle ça « l'effet placebo » et on sait qu'au cours d'essais cliniques, quand des patients ne reçoivent que des pilules en sucre, des injections salines ou des actes chirurgicaux bidons tout en croyant qu'on leur administre le nouveau médicament miracle ou l'opération qui sauve, dans 18 à 80% leur état s'améliore.

    Alors que beaucoup sont conscients de cet effet placebo si mystérieux en apparence, bien moins connaissent son jumeau maléfique, « l'effet nocebo ». En effectuant des recherches pour mon livre Au-delà de la médecine, notre esprit: Les preuves scientifiques de votre capacité à l'autoguérison, j'ai fini par acquérir la certitude, sans l'ombre d'un doute, qu'une combinaison de pensée positive et de soins attentifs dispensés par le bon praticien pouvait activer les mécanismes naturels d'autoguérison du corps et l'aider à se rétablir tout seul.

    Mais qu'en serait-il si l'opposé était également vrai ? Les pensées négatives concernant notre santé ou des soins brutaux administrés par des médecins insensibles pourraient-ils nuire à l'organisme ?

    Il s'avère que oui.

    Les croyances nuisibles empoisonnent votre corps

    Comme l'a rapporté dans un article The Lancet, des chercheurs de San Diego (Californie) ont examiné les actes de décès de plu sde 30.000 Sino-Américains et les ont comparés à ceux de plus de 400.000 personnes de race blanche sélectionnées au hasard. Ils ont découvert que les Sino-Américains et non les blancs, mourraient beaucoup plus tôt que la normale (jusqu'à cinq ans) lorsqu'ils souffraient d'une maladie combinée à une année de naissance estimée funeste par l'astrologie et la médecine chinoise.

    Leurs résultats ont montré que plus les Sino-Américains étaient attachés aux superstitions chinoises traditionnelles, plus ils mourraient prématurément. En examinant les données, ils en ont conclu que cette réduction de l'espérance de vie ne pouvait s'expliquer ni par des facteurs génétiques ni par des adoptions de style de vie ou de comportement par les patients, mes compétences des médecins ou encore toute autre variable.

    Pourquoi ces Sino-Américains sont-ils morts prématurément ?

    La conclusion des chercheurs a été qu'ils mourraient plus jeunes non pas en raison de leurs gènes chinois mais à cause de de leurs croyances chinoises. Ils étaient persuadés qu'ils mourraient plus tôt parce qu'ils étaient nés sous une mauvaise configuration astrale et leurs pensées négatives se sont manifestées en réduisant leur espérance de vie.

    Les Sino-Américains ne sont pas les seuls a être victimes des répercutions négatives sur leur santé de leurs peurs à ce sujet. Une étude a montré que 79% des étudiants en médecine rapportent développer des symptômes en corrélation avec les pathologies qu'ils étudient. Parce qu'ils deviennent paranoïaques en pensant qu'ils vont tomber malades, leur corps obéit en tombant malade.

    J'en sais personnellement quelque chose. Au cours de ma première année de médecine, j'étudiais les nombreux moyens par lequel l'organisme pouvait échapper à notre contrôle, passant des nuits blanches à mémoriser la litanie de processus pathologiques pouvant aboutir à des milliers d'affections différentes — tout de la porphyrie à la dengue en passant par l'ostéogénèse imparfaite et la narcolepsie.

    Et puis tout à coup, mon rythme cardiaque est passé à 230 lors de ma ronde en unité de soins intensifs et ce que je redoutais en lisant ce chapitre sur les arrhythmies cardiaques était en train de m'arriver. Mon médecin traitant m'a branché un électro-cardiogramme, les autres étudiants en médecine m'ont diagnostiqué une « tachychardie supraventiculaire » et pendant des années, j'ai souffert de palpitations cardiaques.

    Et il n'y avait pas que moi. Le dispensaire étudiant n'avait pas l'air moindrement surpris de nous voir, moi et mes camarades déambuler juste avant les examens de fin d'année avec des plaintes insolites et tout un cortège de symptômes bizarres autodiagnostiqués. Les médecins et infirmières de ces étabissements avaient non seulement déjà entendu ce même genre de rapports de la part d'étudiants en médecine au cours de leurs années d'expérience mais ils m'apprirent alors que ce syndrome avait même un nom : « le syndrome de l'étudiant en médecine ».

    On peut se rendre malade par la pensée

    Que l'on soit Sino-Américain, étudiant en médecine, comme Angelina Jolie qui s'est faite « médicalement envoûter » par un prognostic défavorable ou un risque élevé de décès ou de maladie (pour minimiser les risques de développer un cancer du sein, elle a subi une mastectomie — N.d.T.) voire juste quelqu'un dont le subconscient est rempli de croyances limitatives héritées de l'enfance du style « j'ai une constitution fragile » ou « je viens d'une famille à cancer » qui focalise son attention sur une affection ayant été scientifiquement prouvée comme prédisposant le corps à la maladie. Trop de connaissances sur les dysfonctionnements possibles de l'organisme peuvent en fait vous nuire. Plus vous songerez aux innombrables façons dont le corps peut s'effondrer, plus vous risquez d'en ressentir les symptômes physiques.

    Tandis que l'effet placebo démontre le pouvoir de la pensée positive, de l'attente, de l'espoir et des soins bienveillants, l'effet nocebo quant à lui illustre les effets physiologiques de la pensée négative, de la peur, de l'anxiété et de ce que Martin Seligman qualifie d' « impuissance acquise ». Ces émotions négatives appuie sur le déclencheur de l'amygdale du cerveau limbique pour envoyer une alerte rouge activant la réaction de stress de « combat ou de fuite ». Comme je l'ai décrit en détails dans mon livre, lorsque le système nerveux est en mode « combat ou de fuite », les mécanismes d'auto-guérison du coprs ne fonctionnent pas bien, le prédisposant à la maladie. Tout ça parce que vous vous êtes rendu malade par la pensée.

    Jusqu'à quel âge pensez-vous pouvoir vivre ?

    La bonne nouvelle, c'est qu'en modifiant vos pensées, vous pouvez transformer votre santé ! Becca Levy a mené une étude sur la manière dont nos croyances à propos de la longévité affectent notre espérance de vie. Qu'a-t-elle découvert ? Attention au scoop : ceux qui vivent le plus longtemps sont ceux qui croient qu'ils vivront le plus longtemps !

    Lors de ma première rencontre avec le Dr Bernie Siegel, auteur de Love, Medicine & Miracles (Amour, médecine et miracles) et membre de l'Institut médical de santé totale, la faculté de formation médicale que j'ai fondée, il m'a demandé jusqu'à quel âge je comptais vivre. Je lui ai répondu « 100 ans » et il m'a dit : « Bonne réponse parce ce que vous croyez se réalisera ».

    Je ne suis pas en train de dire que la pensée positive est le seul facteur. À l'évidence, les accidents arrivent, les facteurs de risque génétiques ont une influence sur notre santé, et il peut arriver de mauvaises choses même aux gens bien qui pensent positivement. Mais les études montrent que, même au su de ces aléas que l'on ne peut pas toujours empêcher, ce que nous croyons, et surtout ce que nous craignons, a tendance à se manifester dans la réalité parce les croyances négatives imprègnent notre organisme de cortisol et d'adrénaline nocifs tandis que les pensées positives détendent notre système nerveux et permettent à notre corps de guérir.

    Vous êtes le gardien de votre esprit

    Vous ne prendriez pas une pilule en provenance d'un flacon marqué d'une tête de mort mais chaque fois que vous avez des pensées négatives à propos de votre santé, vous empoisonnez éventuellement votre corps aved les hormones du stress qui désactivent les méchanismes naturels d'auto-réparation de l'organisme. Vous êtes le gardien de votre esprit et il est de votre responsabilité de protéger ce que vous pensez.

    Alors quelles pensées choisissez-vous d'avoir pour votre corps ?

    Traduit de l'anglais par Ey@el
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