• Le calinothérapeute félin qui réhabilita tous les chats noirs

    Article d'Ey@el

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    Il y a quelques temps, je vous parlais d'un chat noir « calinothérapeute » au bord d'un lac, tout près de chez moi, qui m'aidait, moi et tant d'autres, à aller mieux (voir Articles connexes). Il semblerait que cet adorable matou ait un double. Ou le don d'ubiquité. Ou alors que les anges aient décidé de prendre la forme de chats noirs pour tenter d'ouvrir le cœur des humains en leur montrant l'exemple, balayant du même coup toutes  ces superstitions aussi stupides que cruelles qui, malheureusement, sont toujours d'actualité. Une histoire qui m'a profondément émue et qui devrait vous faire fondre aussi.

    À en croire la vieille légende qui nous viendrait de l’Égypte antique, les chats auraient neuf vies. Il semblerait que ce soit le cas de Rademenes, ce petit chaton de deux mois abandonné et condamné par une infection respiratoire incurable et devenu aujourd'hui l'assistant calinothérapeute d'un vétérinaire de Bydgoszcz, une ville de Pologne dont il est difficile de prononcer le nom.

    Le Dr Lucyna Kuziel-Zawalich travaille dans un refuge pour animaux abandonnés. Quand on lui a amené ce petit chaton noir pour mettre fin à ses souffrances et qu'elle a « pris cette petite boule » dans sa main, elle n'a pas pu se résoudre à l'euthanasier. Comme l'infection dont il souffrait était contagieuse, elle dut le mettre en quarantaine. Mais grâce aux soins dévoués qu'il reçut, Rademenes se rétablit de façon miraculeuse. « Peut-être savait-il que sa fin était proche et il s'est alors battu pour survivre » explique celle qui l'a sauvé.

    Depuis ce jour, Ramedenes n'a plus quitté le refuge et se dévoue corps et âme à rendre la pareille à ses congénères blessés, félins mais aussi canins, se blottissant contre eux en ronronnant pour les rassurer, léchant parfois même leurs plaies, conscient que sa présence bienveillante et pleine d'amour ne peut qu’accélérer leur guérison. « C'est comme si le fait d'avoir lui-même frôlé la mort lui avait donné envie d'aider les autres à son tour » raconte le Dr Kuziel-Zawalich.

    Quoi qu'il en soit, cet adorable chat plus humain que la plupart des humains eux-mêmes (mais heureusement pas tous) est devenue la mascotte du refuge et dispose même de sa propre page Facebook. En fait, son histoire a fait le tour du web et il est devenu une sorte d'attraction touristique, un peu comme le chat noir qui porterait bonheur : « Ça peut paraître bête mais il va vraiment au devant des gens pour les accueillir, c'est vraiment attendrissant ».


    Une histoire qui n'est pas sans rappeler les anecdotes de cet ancien vétérinaire du Yorkshire :

    — J'ai compris pour Oscar, fis-je.
    — Compris quoi ?
    — Pourquoi il se livre à toutes ces escapades nocturnes. Il ne se sauve pas, il visite.
    — Il visite ?
    — Oui, expliquai-je. Tu ne vois pas ? Il aime rencontrer du monde, il adore les gens, surtout lorsqu'ils se regroupent, et il s'intéresse à ce qu'ils font. Il est d'un naturel très sociable.
    Helen posa son regard sur la charmante boule de poils pelotonnée contre elle.
    —  J'y suis… c'est un chat mondain !
    — Tout à fait, la grande classe !
    — Un chat public !

    Extrait de Cat Stories de James Herriott ©1973, traduit par Ey@el

    Ey@el

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  • Commentaires

    1
    Lundi 16 Décembre 2019 à 19:41

    Une bien jolie histoire !  Ma chatte Zoé se couchait sur moi et tricotait sur mon ventre quand j'étais malade étant petite . les chiens ont toujours accompagné mon père lorsqu'il était souffrant aussi. les animaux ont un sixième sens.

      • Lundi 16 Décembre 2019 à 19:54

        En fait, les humains aussi sauf qu'ils ne l'écoutent pas ou pire, ils s'en sont totalement déconnectés, le formatage socio-culturel aidant. C'est pour ça que les personnes qui s'intéressent aux animaux, qui interagissent avec eux, les observent, etc., peuvent se reconnecter à cette part d'eux-mêmes. Les animaux ne viennent pas dans nos vies par hasard. Il faut juste cesser d'écouter notre voix dominante pour entendre la petite voix derrière. Si les animaux passaient leur temps à cogiter autant que nous, ils seraient aussi cons que nous, j'en suis certaine !

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