• Le dernier refuge

    Texte de Roger Waters traduit par Ey@el

    Available in English

    Partager sur Twitter

    On peut dire que l'actualité musicale des artistes que j'aime est en ébullition ce mois-ci. Juste avant la parution imminente d'une version remastérisée de OK Computer de Radiohead avec toutes les faces B et trois inédits jamais enregistrés et la sortie des singles respectifs de Muse ("Dig Down") et d'Indochine ("La vie est belle"), Roger Waters, toujours aussi engagé, nous pond cet album solo magnifique, majestueux, intitulé Is This The Life We Really Want? (Est-ce cette vie-là que nous souhaitons réellement?) après 25 ans de silence, et produit par nul autre que Nigel Godrich, considéré comme le sixième membre de Radiohead. Si ce disque est aussi bon que du Pink Floyd avant les guimauveries de David, c'est que le Floyd, c'est lui. Et à 73 balais, Papy Roger filerait la honte à bien des jeunes blancs-becs sans le moindre doute ! Un grand coup de cœur musical. Quant à moi, je n'oublierai jamais ce show à Bercy en 1984 avec Eric Clapton. Bon sang, j'ai l'impression que c'était dans une autre vie !

    Ey@el

    The Last Refugee

    Allonge-toi à mes côtés, là,
    Sous la canopée des citronniers.
    Fais-moi voir cette esquisse de sourire timide
    Que tu dissimules derrière tes yeux bruns flamboyants.
    Saisis le délicieux effleurement de lèvres entrouvertes
    Et émerveille-toi des maux tendres de l'amour
    Et du rythme sauvage de mon cœur,
    Ô rhapsodie déchirante !

    Et j'ai rêvé que je faisais mes adieux à ma petite.
    Elle jetait un dernier regard à la mer,
    Pataugeant dans nos rêves,
    Dans la tiédeur de l'océan jusqu'au genou,
    Tandis que de belles naïades,
    Tendres sous leurs carapaces de dureté,
    Donnaient des coups secs sur leurs iPhones
    Pour en effacer les numéros d'amants radiés irradiés
    Tout en scrutant l'horizon.

    Et vous trouverez ma petite
    Près du rivage,
    Creusant un monticule à la recherche de chaînes ou d'ossements,
    Fouillant le sable en quête d'une relique rejetée par la mer,
    Le dernier refuge...

    © Roger Waters, 2017

    Traduit de l'anglais par Ey@el
    © lapensinemutine.eklablog.com

    La reproduction du contenu de ce billet est strictement interdite.
    © lapensinemutine.eklablog.com. Tous droits réservés.
    « Les bienfaits avérés du yoga pour tousLe point sur les énergies : la guérison de l'ADN de l'enfant hypersensible qui est en nous »

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    1
    maat64
    Mercredi 14 Juin à 10:27

    un pur bonheur de retrouver Roger Waters dont le coeur n'a pas pris une ride.... Merci  Ey@el, la magicienne du Web !

      • Mercredi 14 Juin à 14:34

        Oh, il n'y a pas que le cœur, il a l'air sacrément en forme pour son age notamment par rapport à son ancien acolyte David Gilmour qui a sacrément morflé et perdu toute sa beauté légendaire (comme tu dis, c'est d'abord dans le cœeur).

    2
    Mercredi 14 Juin à 15:57

    Ça méritait bien un touit LoL

    3
    Jeudi 15 Juin à 23:20

    Ouais pis d'ailleurs, ça mériterait même plus; que tout le monde me "follow" (ou un autre ketrru du style lol) sur Touiteur, nan mais des fois !!!!  Passe que je ne dis pas QUE des connacités mine de rien ...

      • Vendredi 16 Juin à 00:06

        Qui c'est qu'a osé dire un truc pareil ?sarcastic Un pioupiou crâmé ? Un bouffeur d'épinard naufragé ? Une chèvre mal poilée ?

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :