• Le Temps

    Texte de Pink Floyd traduit par Ey@el

    Available in English

    Time

    Tu égrènes les instants d'une journée monotone
    Gâchant et gaspillant des heures avec désinvolture
    À taper dans un ballon sur un bout de terrain dans la ville qui t'a vu naître,
    En attendant que quelqu'un ou quelque chose te montre la voie.

    Las de te dorer la pilule au soleil, de rester à la maison à regarder la pluie,
    Tu es trop jeune, la vie est longue et aujourd'hui, tu as du temps à tuer.
    Et puis un jour, tu réalises que dix ans ont passé,
    Que personne ne t'a dit quand il fallait courir, que tu as raté le signal de départ.

    Alors tu cours — tu cours pour rattraper le soleil mais il est en train de décliner,
    Poursuivant son cycle pour se retrouver de nouveau derrière toi.
    C'est toujours le même soleil au sens relatif mais toi tu as vieilli,
    Tu t’essouffles et chaque jour te rapproche de la mort.

    Les années raccourcissent, tu cours après le temps.
    Les projets soit n'aboutissent pas ou demeurent à l'état de lignes griffonnées sur un bout de papier.
    Comme tout bon Anglais, tu prends ton mal en patience.
    Le temps est écoulé, c'est la fin de la chanson, je pensais avoir plus de choses à dire.

    De retour, enfin !
    J'aime être chez moi autant que possible.
    Quand je rentre mort de froid et de fatigue,
    Ça me fait du bien de me réchauffer les os près du feu.
    Au loin, à travers champs,
    Le son de la cloche de fer
    Invite les fidèles à s'agenouiller
    Pour entendre la formule magique prononcée d'une voix douce.

    © Roger Waters, 1973

    Traduit de l'anglais par Ey@el
    © lapensinemutine.eklablog.com

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  • Commentaires

    1
    Roujsend
    Lundi 9 Novembre 2015 à 12:22

    Ha, the dark side, toute une époque...

    Sur le temps, en plus sombre, j'aime l'horloge, de Baudelaire. Pas de morale ni de jugement sur ce qu'on en fait ou pas, juste un constat... pas très joyeux...

    Et pour rester dans les Floyd, une petite phrase de Waters dans two suns in the sunset : "finally i understand the feelings of the few, ashes and diamonds, foe and friend, we were all equal in the end".

      • Lundi 9 Novembre 2015 à 13:37

        J'ai eu la chance de voir et entendre ce morceau interprété par Water et Clapton sur scène dans les années 80 à l'occasion de sa tournée solo :)

    2
    Roujsend
    Lundi 9 Novembre 2015 à 14:49

    hum, miam... Bonheur plutôt que chance

    3
    Jeudi 12 Novembre 2015 à 14:08

    j'aime bien ! pour ma part, plus de montre à mon poignet depuis 2012 et puis le moins de montres possibles... je n'ai jamais aimé ces objets qui rappellent combien le temps s'écoule à une vitesse V et puis peu importe, on s'en fout, l'important est la manière dont on occupe ou pas le temps, ce qu'on y met ou ce qu'on ne veut pas y mettre aussi...

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