• Minority Report : le précrime, c'est pour maintenant

    Article de Jay Dyer traduit par Ey@el

    Available in English

    Il est important de revoir, dès à présent, Minority Report de Spielberg. Adapté d'une nouvelle de science-fiction de Philip K. Dick, ce film apporte un nombre conséquent d'éléments sur les programmes prédictifs que l'on ne trouve pas dans l’œuvre de cet écrivain visionnaire. Les deux méritent le détour mais, selon JaysAnalysis, le film davantage puisque, aujourd'hui, treize ans plus tard, nous assistons réellement à la mise en œuvre d'une prise de contrôle totale par le biais de la technocratie notamment avec des systèmes permettant d'anticiper les crimes avant qu'ils ne soient commis.

    Bien que l'un comme l'autre présentent la précognition comme quelque chose de mystérieux et métaphysique avec des télépathes capables de prédire l'avenir, dans la réalité, les systèmes « précrime » sont basés sur l'intelligence artificielle et la numérisation de tous les dossiers via le programme Total Information Awareness (veille totale). Comme je l'ai dit, c'était ce à quoi devait servir, dès le départ, l'internet pour la DARPA1.

    En fait, un de mes bons amis a travaillé durant quelques années à la numérisation de dossiers médicaux à grande échelle et même si la plupart des gens sont au courant des efforts de Google pour scanner tous les livres, ils ne savent pas pourquoi. Cela fait maintenant plusieurs années que je mets en garde contre le but ultime de toute cette numérisation qui n'a rien à voir avec une quelconque « efficacité » tout comme ces iWatches (montres électroniques) d'avant-garde chics et branchées destinées à surveiller la fréquence cardiaque et à localiser les porteurs. L'objectif final est le contrôle mental total, la perte du libre arbitre et la réécriture intégrale de toute réalité appartenant au passé.

    Réécrire l'histoire à volonté

    Imaginez, par exemple, que le système puisse exercer son pouvoir en « supprimant » toutes les versions antérieures de la littérature — les textes religieux, Shakespeare, 1984 : rien qui ne soit sacré et ne puisse être « révisé ». Souvenez-vous, en 2009, quand Amazon avait effacé 1984 d'Orwell. Vos antécédents à vous pourraient même être supprimés, soumis à une révision ou encore altérés pour faire de vous le prochain méchant ! Tout ceci est révélé en détails dans Minority Report. Aussi, en adoptant les « Kindles » (la liseuse électronique d'Amazon), le public conduit toutes les œuvres écrites à leur ruine par le bûcher2 — comme dans Farenheit 451 ainsi que l'avait prédit (l'historien britannique) Richard Grove.

    Minority Report se déroule dans le cadre dystopique de la ville de Washington, en 2055, où l'agent John Anderton (Tom Cruise), victime d'un coup monté, se fait arrêter pour deux meurtres commis au sein de sa propre corporation de précrime par son PDG, Lamar Burgess (Max Von Sydow). (À noter que le système existant semble être une fusion des secteurs privés et gouvernementaux). Je suis sûr que la plupart des lecteurs l'ont déjà vu aussi je vous épargnerai le récapitulatif détaillé de l'intrigue en n'abordant que les points essentiels qui nous intéressent.

    Dans le film, une société privée est avertie à l'avance par son unité de précrime dès qu'un homicide en devenir a été détecté, ce qui laisse le temps à ses agents de sauver les victimes. Considéré comme un système parfait, son infaillibilité a fait de Washington la ville la plus sûre du monde sans un seul meurtre depuis des années. En conséquence, son test requiert une société dans laquelle la surveillance serait totale, quelque chose qui s'apparenterait au panoptisme intégral. En réalité, la publicité y est propre à chaque consommateur, ciblant les désirs personnels des piétons selon leurs scans rétiniens — tout déplacement requérant un balayage de la rétine et l'implantation de micropuces à grande échelle.

    Les scans rétiniens

    Avec l'armée américaine pratiquant, depuis plusieurs années, ce type de scan en territoires occupés, nous sommes, maintenant, sur le point de le voir instauré. Il est important de comprendre que les actions militaires à l'étranger constituent souvent un terrain d'essai pour la mise en œuvre de telles technologies de surveillance et de suivi au niveau national. En octobre 2010, le Guardian écrivait à propos des troupes américaines postées en Afghanistan :

    Grâce au scan de chaque iris et de chaque empreinte digitale, l'appareil permit à l'opérateur d'accroitre régulièrement son pourcentage de chances de voir le gardien du troupeau de chèvres figurer sur une « liste de surveillance » électronique de suspects. Bien que l'on n'ait jamais obtenu 100%, cela s'avéra suffisant pour emmener l'homme à l'avant-poste américain le plus proche pour y être interrogé.

    Depuis cet incident, survenu aux abords de la ville de Kandahar au sud du pays, dont a été témoin le Guardian au début de cette année, les soldats des États-Unis ont considérablement élargi leur vaste base de données d'informations biométriques recueillies auprès d'autochtones vivant dans les régions les plus ravagées par la guerre au sud et à l'est de l'Afghanistan. L'armée américaine dispose désormais de renseignements sur 800.000 personnes tandis qu'une autre, mise en place par le ministère de l'intérieur, détient des données sur 250.000 personnes.

    L'internet des objets

    Selon le magazine Wired, l'objectif était d'atteindre des millions. La finalité n'était pas des millions mais la planète tout entière, où toute information est désormais la monnaie des « gros fichiers ». Un monde exactement comme le prévoyait Minority Report et pour ceux qui s'interrogent au sujet de Philip K. Dick, on murmure que sa clairvoyance aurait à voir avec ses excellentes relations avec les élites de la Silicon Valley. C'est ainsi qu'Ubik envisageait « l'internet des objets » auquel j'ai consacré de nombreux articles et ce qui explique, probablement, en partie, pourquoi son auteur a sombré dans la folie (ou y a été aidé). Voici ce qu'écrit le magazine Slate à propos d'Ubik :

    Samsung, le plus grand fabricant de téléviseurs au monde informe les clients dans sa politique de confidentialité que les conversations « personnelles ou de nature délicate feront partie des données enregistrées et communiquées à un tiers » par le logiciel de reconnaissance vocale du poste de télévision.  Bienvenue dans l'internet des objets.

    Il y a plusieurs décennies, le grand auteur de science-fiction, Philip K. Dick nous avait mis en garde avec son célèbre roman Ubik, paru en 1969, dans lequel les personnages devaient négocier leurs habitudes de déplacement et de communication avec des objets inanimés qui les surveillaient, les enfermaient à double tour et les obligeaient à payer.

    Tout comme l'algorithme de prévention de la Fondation d'Asamov3 qui pouvait suivre les mouvements de foule, ce même type de repérage algorithmique est désormais mis en place à travers « l'internet des objets capables d’enregistrer et de pister » — ce qui est le cas de la plupart. Le Pentagone dispose de votre « clone » virtuel dans une interface 3D en temps réel qui actualise ses données en permanence en fonction de toutes vos actions sur la toile. Au sujet de cette guerre simulée et des logiciels de prévention, The Register rapportait en 2009 :

    « Les analystes en matière de défense sont en mesure de comprendre les répercussions de leurs recommandations en vue d'options politiques ou d'actions militaires en interagissant avec un environnement virtuel » écrivent les chercheurs.

    « Ils peuvent proposer une option politique et accompagner les chefs sceptiques dans un monde virtuel à l'intérieur duquel ils peuvent littéralement "voir" la manière dont pourraient se dérouler les choses. Ce procédé leur offre un aperçu des atouts et des faiblesses les plus probables inhérents à toute ligne de conduite. »

    Des SmartCities contrôlées par des superordinateurs

    Il ne s'agit non pas d'une Samantha Morton4 télépathe plongée dans une bassin de matière visqueuse mais de Google et de la DARPA concevant une technologie de pointe du même ordre que ce qu'a révélé William Binney, un ancien employé de la NSA. Il faut penser ici au film Wargames (1983) dans lequel le superordinateur était capable de lancer des simulations de guerre thermonucléaire en prédisant les résultats possibles mais heureusement Ferris Bueller5 était là pour sauver la mise. Si c'est ce qui était présenté en 1983 dans la culture populaire, imaginez l'avancée qu'a pu connaitre cette technologie en trente ans. Au cas où quiconque penserait que le précrime ne concerne que la sécurité et la Xbox dont on profite le week-end, souvenez-vous de ce que j'écrivais il y a deux ans :

    Le capitalisme, le communisme, le nationalisme, les plans d'épargne retraite par capitalisation et ainsi de suite sont tous fondamentalement obsolètes. Pourquoi ? En raison de la nature réelle et secrète de la technologie de pointe et des projets de méga-cités « intelligentes » à venir. Par exemple, vous pensez y trouver votre compte en gravissant l'échelle sociale mais vous n'êtes même pas au courant que le PDG d'IBM, Ginni Rommety, donne des conférences au sujet des SmartCities dans lesquelles tout ce que vous ferez sera rationné, suivi et retracé par de superordinateurs centraux dotés d'un algorithme de précrime qui déterminera si vous êtes ou non coupable de pensées criminelles. Ainsi tout ce en quoi vous placez votre confiance est déjà obsolète. Vous trouvez que j'exagère ? Au contraire, votre avenir et celui de vos enfants sont déterminés (vous n'en avez aucun) et si on vous permet de survivre à la grande purge, pour l'essentiel, on vous parquera dans une cité universitaire géante façon Walmart-Target-GameStop6 qui sera carrément dirigée par un superordinateur. Tenez-vous sur vos gardes.

    La prédiction de délits

    Des fois que d'aucuns aillent s'imaginer que la prédiction de délits est un truc futuriste, sachez que cela fait deux ans qu'il est en usage au Royaume-Uni. Voici ce qu'en disent le New Scientist et le 21stCenturyWire :

    C'est ce qu'espère la police américaine qui a commencé à utiliser des logiciels d'avant-garde pour analyser les données relatives à la criminalité conjointement aux messages électroniques, aux textos, aux fichiers des conversation en ligne et aux enregistrements de vidéosurveillance obtenus légalement. Ce système conçu par Wynyard, une société basée à Auckland en Nouvelle-Zélande, pourrait même surveiller les médias sociaux en temps réel afin d'anticiper la prochaine cible potentielle d'un gang.

    « Nous essayons de remonter à la source de celui qui tire les ficelles de toute activité criminelle, c'est pourquoi nous créons une banque de données afin que tout le monde puisse fournir les renseignements nécessaires et nous aider à remonter la filière » déclare Craig Blanton du bureau du shérif du comté de Marion dans l'Indiana. Comme les membres du gang Felony Lane passent d'un état à un autre, afin de conserver une longueur d'avance, la base de données centralisée est prête à rassembler les antécédents du groupe et rechercher une logique dans leurs déplacements, explique Blanton.

    « Nous savons où ils ont été, où ils se trouvent actuellement et où ils sont susceptibles de se rendre à l'avenir » ajoute-t-il. « Je pense que si nous n'avions pas relevé ce défi avec les 110 autres organismes fédéraux concernés, nous ferions chacun les choses de notre côté sans meilleure connaissance de la manière dont ce groupe opère. »

    Ce n'est pas le seul système dont disposent les forces de police. PredPol, conçu par le mathématicien George Moher à l'Université de Santa Clara en Californie, a été largement adopté aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ce logiciel analyse les crimes enregistrés en se basant sur la date, le lieu et la catégorie de délit. Il émet ensuite, chaque jour, des suggestions quant aux endroits dans lesquels les agents devraient patrouiller selon où, d'après ses calculs, une activité criminelle est plus à même de se produire.

    L'EyePhone

    Pour en revenir au film, il y a ce petit détail infime fort intéressant que j'ai noté à trois reprises. Chaque fois qu'Anderton ou ses collègues accèdent au « Temple », là où se trouvent les Précogs, le son que l'on entend distinctement est celui d'un iPhone qu'on allume. Le premier iPod a fait son apparition en 2001, donc je suppose qu'il produit le même bruit à la connexion mais lecteurs, corrigez-moi si je me trompe. Je trouverais cela étrange si ce n'était pas le cas car ce son aura vraisemblablement été choisi à dessein. Cela jette un nouvel éclairage sinistre sur la tristement célèbre pub d'Apple en 1984 :

    Si vous avez vu ce film majeur de Spike Jonke, Her (ou Elle au Québec), vous verrez pourquoi. Dans ce film, le protagoniste Théodore (Joaquin Phoenix) tombe amoureux de son système d'exploitation. Cet iOS du futur est un système logiciel intelligent doté d'une capacité d'apprentissage (à l'instar de l'intelligence artificielle dans Wargames) et finit par transcender ses propres limites.

    J'en parle parce que Minority Report est nettement dominé par une imagerie oculaire. Même si cela peut sembler anodin, je crois que Siri7 et Apple en particulier revêtent une importance capitale pour la mise en œuvre du nouvel ordre à venir. Les pubs d'Apple ont comporté un référent culturel significatif et expressément ésotérique. Non pas que Microsoft ni aucun des autres géants de la technologie soient secondaires, bien au contraire, je pense qu'ils sont tous les membres actifs d'une entité unique et que cette compétition apparente est largement illusoire.

    Il n'existe qu'un seul complexe industriel militaire dont la DARPA, Google, Apple et Microsoft sont tous les enfants. La façade de concurrence est suffisante pour inciter ces accros qui servent la technologie à la faire avancer, mais au final, tout profite au même système. Ce que je veux dire est que l'iPhone est bien plus que cela. C'est en fait un EYEphone (téléphone oculaire) fonctionnant comme l’œil de Sauron lui-même, comme une reconnaissance de l'intelligence artificielle avant la prise de contrôle.

    Comme j'en ai déjà fait part, on susurre que l'iPhone des années à venir comportera un Siri qui communiquera avec vous comme un assistant personnel. J'ai fini par trouver un article sur le sujet ici qui en fait la description en établissant un parallèle direct avec Her comme je l'avais évoqué dans un autre article. « Viv » réalisera les opérations suivantes :

    D'autre part, Viv identifiera non seulement des requêtes disparates mais elle sera également en mesure de les rassembler. En gros, Viv c'est Siri avec une capacité d'apprentissage. Ce projet est tenu très secret mais les types qui y travaillent ont laissé entendre qu'ils s’efforçaient de créer un « cerveau à l'échelle mondiale », une source partagée d'intelligence artificielle qui soit aussi aisément accessible que le chauffage ou l'électricité. On ignore dans combien de temps une percée d'une telle ampleur pourrait se produire. Mais si cette équipe a créé Siri, il y a fort à parier que leur prochain projet va révolutionner l'univers de la technologie.

    Afin d'attirer les faveurs du public à ce concept, il fallait lui proposer un prototype : Siri. Ce n'est peut-être qu'une rumeur mais qui finira par arriver. Alors le scénario dystopique présenté dans Her rejoindra le cauchemar de Minority Report. Pour l'instant, cela ne semble pas bien méchant (mis à part que nous assistons à la destruction d'une génération de jeunes par les écrans et les tablettes — Steve Job ne laissait pas ses propres enfants jouer avec un iPad !) mais je vous garantis que le but ultime est abominable.

    Dysgénisme

    L'idéologie dominante de ces géants de la technologie relève purement et totalement du dysgénisme (et non de l'eugénisme)8. Afin qu'un remaniement complet puisse se faire, la structure existante doit être détruite. Les « anciennes manières » de faire serviront de boucs émissaires à mesure que la technocratie les remplacera, offrant utopie et salut mais le remaniement synthétique est un cheval de Troie. L'humanité sera réduite en esclavage dans une Matrice identique à celle à laquelle est asservi Anderton dans le Minority Report.

    Le slogan du film, présenté à diverses reprises dans l'histoire, concerne la fuite. « Tout le monde fuit » (« Le futur vous rattrape » dans les pays francophones) : John passe la majeure partie du film en cavale pour échapper au système même qu'il a mis en place. « Voyez-vous ? » Cette question y est formulée plusieurs fois et en approfondissant, en termes de programmation prédictive, je pense qu'on nous incite à dépasser le récit immédiat. On trouve également de nombreux clins d’œil à Blade Runner dans lequel, une fois encore, l'imagerie de la « fuite » passe au premier plan. Pouvons-nous échapper au panoptisme ? Disposons-nous d'yeux pour voir les iEYES qui nous surveillent en permanence de manière « infaillible » ?

    Traduit de l'anglais par Ey@el
    © lapensinemutine.eklablog.com

    Notes et références

    1. ^ La DARPA (agence pour les projets de recherche avancée de défense) est une organisation du ministère de la défense américain chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire. La DARPA ne fait pratiquement rien elle-même. Elle sous-traite les recherches et développements à des contractants multiples. Les laboratoires universitaires et les entreprises en bénéficiant s’engagent à une certaine confidentialité, mais selon des termes précisés dans chacun des contrats, ils sont autorisés à en tirer des applications civiles.
    2. ^ Jeu de mots intraduisible mais non innocent entre « Kindles » et « kindled fire », kindle signifiant enflammer.
    3. ^ Isaac Asimov est un écrivain russe naturalisé américain auteur du Cycle de la Fondation (qui a reçu, en 1966, le prix Hugo de « la meilleure série de science-fiction de tous les temps ») dans lequel il imagine l'avenir de l'humanité. Il commence avec l'effondrement d'un empire galactique qui se décompose. Un savant, Hari Seldon, invente une nouvelle science, la psycho-histoire, fondée sur la loi des grands nombres et le calcul des probabilités qui permet de « prévoir l'avenir », ou, plus exactement, de calculer les probabilités de différents avenirs.
    4. ^ Samantha Morton est l'actrice interprétant Agatha, l'un des Précogs faisant part de ses visions à Tom Cruise dans Minority Report.
    5. ^ Ferris Bueller est un personnage d'un autre film interprété par Matthew Broderick, le jeune hacker de Wargames.
    6. ^ Walmart est une entreprise américaine multinationale spécialisée dans la grande distribution et à ce jour le premier groupe mondial généraliste devant son concurrent Carrefour. Target est le cinquième distributeur en volume aux États-Unis, derrière Walmart, Home Depot, Kroger et Costco. GameStop est le plus grand revendeur de jeux vidéo au monde qui, en 2008, a racheté Micromania, le premier revendeur de jeux vidéo en France.
    7. ^ Siri repose sur la reconnaissance vocale avancée, le traitement du langage naturel (oral) et la synthèse vocale. Compatible uniquement avec les téléphones d'Apple à partir de l'iPhone 4s, toutes ses tablettes à partir de l'iPad 3 et les iPod Touch depuis le modèle de 5e génération, elle nécessite au minimum la mise à jour iOS 6 sortie à l'automne 2012.
    8. ^ Un effet dysgénique est une hypothèse selon laquelle des soins médicaux ou des aides sociales, en favorisant la reproduction, peuvent faire augmenter la fréquence d'un allèle « défectueux » qui normalement devrait rester faible du fait de la sélection naturelle. Cela peut concerner des allèles responsables de maladies génétiques, ou des allèles de disposition à certaines maladies multifactorielles. Cela s'oppose à la sélection naturelle qui maintient ces allèles à des fréquences basses. Certains chercheurs pensent que l'effet de cette sélection naturelle empêche l'effet dysgénique de la médecine.
      L’eugénisme peut être défini comme l’ensemble des méthodes et pratiques visant à intervenir sur le patrimoine génétique de l’espèce humaine, dans le but de le faire tendre vers un idéal déterminé. Il peut être le fruit d’une politique délibérément menée par un État. Il peut aussi être le résultat collectif d’une somme de décisions individuelles convergentes prises par les futurs parents, dans une société où primerait la recherche de l’« enfant parfait », ou du moins indemne de nombreuses affections graves.

    Articles connexes

    La reproduction du contenu de ce billet est strictement interdite.
    © lapensinemutine.eklablog.com. Tous droits réservés.

    Haut de page

    Bas de page

    « La faute à MercureMensonge et vérité »

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :