• Polaroid Android : L'Androïde parano

    Texte de Radiohead traduit par Ey@el

    Available in English

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    Comme je l'évoquais il y a quelques jours, la Pensine fête aujourd'hui sa quatrième année d'existence avec près de 208.000 visites et quelques 1038 billets à ce jour (à multiplier presque par deux) — et encore des tas de choses à dire ! Un grand MERCI à vous, fidèles lecteurs. Comme je n'allais pas vous refaire le coup de prendre en photo un gâteau avec des bougies (même si le mois est aux clichés, au propre comme au figuré) ni vous resservir des creeps (le rassis, c'est pas bon), je vous propose de fêter ça dignement et dans la tradition avec le morceau (et son clip tout aussi génial) qui a inspiré le titre de cette série de l'été. Et pour le fun, je vous ai également traduit la version initiale bien trash des paroles qu'avaient écrites Thom Yorke, récemment publiées avec le package collector hors de prix (mais que, rassurez-vous, je n'ai pas acheté) de la réédition remastérisée de OK Computer que viennent de sortir Radiohead sur leur label indépendant.

    Ey@el

    Paranoid Android

    Pourrais-tu cesser ce vacarme, j'essaie de me reposer
    De toutes ces voix froussardes en gestation dans ma tête.

    Hein ? Quoi ?

    (Je suis peut-être parano mais pas androïde)
    Hein ? Quoi ?
    (Je suis peut-être parano mais pas androïde)

    Quand je serai roi, vous serez les premiers fusillés,
    Toi et ton opinion sans la moindre importance.

    Hein ? Quoi ?
    (Je suis peut-être parano mais pas androïde)
    Hein ? Quoi ?
    (Je suis peut-être parano mais pas androïde)

    L'ambition te rend vraiment moche,
    Espèce de porc en Gucci gesticulant et couinant.

    Tu ne te rappelles pas... Tu ne te rappelles pas...
    Pourquoi tu ne te souviens pas de mon nom ?
    Qu'on lui coupe la tête, mec ! Qu'on lui coupe la tête, mec !
    Pourquoi tu ne te souviens pas de mon nom ?
    Je crois qu'il s'en souvient...

    Qu'il pleuve ! Qu'il pleuve !
    Allons, que la pluie s'abatte sur moi
    De tout là-haut... De tout-là haut...

    Qu'il pleuve ! Qu'il pleuve !
    Allons, que la pluie s'abatte sur moi
    De tout là-haut... De tout-là haut...

    (Qu'il pleuve ! Qu'il pleuve !)
    C'est bon Monsieur, vous partez...
    Fini, la peau de porc qui craque,
    (Allons, que la pluie s'abatte sur moi)
    La poussière, les cris, les réunions de yuppies,
    (De tout là-haut...)
    La panique... le vomi... la panique... le vomi...

    Dieu aime ses enfants...
    Dieu aime ses enfants... oh oui !

    © Thom Yorke, 1997

    Texte alternatif

    Petites saletés d'hypocrites qui semiez la terreur dans les cours de récré,
    Tout à votre suprémacie et vaillante bataille de mots pourraves et hargneux,
    Qui vous arrachez mutuellement les cheveux en vomissant votre merde reconstituée que personne n'a envie d'entendre,
    Tout rouges, tels des pervers en impermables complétement à fond
    Dans cet ideal rock'n'roll à la con et totalement à côté de la plaque prôné par Lester Bang.
    Vous qui vivez à pleins pots de lager avec vos opinions sans importance,
    Votre opinion n'a aucune importance...
    Votre opinion n'a aucune importance !

    Ça agite ses petites épées émoussées et ça proclame l'invasion,
    Ça s'entre-déchire parce qu'il n'y a rien d'autre à écrire.
    Les perspectives éblouissantes de votre précieuse culture juvénile complétement dépassée,
    En pleine crise de la quarantaine, cette obsession puérile de la voix des jeunes
    Et votre précieuse petite planète de beaufs indie rétro pop de merde :
    Votre opinion n'a aucune importance !

    Vous n'êtes plus dans le coup,
    Pathétiques petits cons névrosés, malfaisants, élevés en batterie qui n'avez pas de couilles.
    Écrivain raté, musicien raté, raté tout court... vous vous reconnaitrez.
    Vous savez de qui je veux parler quand vous me dites que je n'apprécie pas la plaisanterie.
    Je n'apprécie pas la plaisanterie !
    Mais vous voyez mes chéris,
    La plaisanterie c'est vous...
    La plaisanterie c'est vous...
    La plaisanterie c'est vous...

    Tout cela serait sans importance mais vous avez fini par blesser ceux que j'aime
    Alors je vous déclare la guerre.
    Vous me dites que je n'apprécie pas la plaisanterie, c'est faux :
    La plaisanterie c'est vous...
    Je n'étais pas sérieux,
    Je plaisantais mais vous n'appréciez pas la plaisanterie
    Alors maintenant, la plaisanterie c'est vous.

    © Thom Yorke, 1996

    Traduit de l'anglais par Ey@el
    © lapensinemutine.eklablog.com

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