• Projet Eklabugs : Du trente-sixième dessous au septième ciel

    Article d'Ey@el

    Le moins que l'on puisse dire est que la mise en place de cette cinquante-et-unième session Eklabugs fut riche en émotions et en rebondissements. Ce qui tombe plutôt bien vu que c'est justement le thème plébiscité ce mois-ci.

    Un peu perdue dans mes émois, et vous ?

    Et vous m'avez montré du doigt,
    Un peu perdue dans vos émois
    En pleurs... En pleurs...

    "Satellite", Indochine (1996)

    Ces émotions, qui vont et viennent telles des déferlantes à l'intérieur de nous, nous remuent, nous submergent, nous chavirent, nous donnent du vague à l'âme, nous mettent sens dessus dessous, en vrac, le cœur à l'envers — qui nous noient dans un verre d'eau quand elles n'y provoquent pas des tempêtes — ces émois qui nous mettent dans tous nos états ont justement pour rôle et fonction de nous mouvoir. En dedans comme au dehors.

    Ressentir des émotions est ce qui nous donne la sensation d'être vivants. Même si parfois, certaines émotions sont tellement douloureuses qu'elles nous donneraient plutôt envie d'être morts.

    Le mot émotion est d'ailleurs dérivé de émouvoir formé d'après l’ancien et moyen français motion (mouvement), emprunté au latin motio (action de mouvoir, mouvement, trouble, frisson).

    Il faut savoir aussi qu'il était jadis également synonyme d'émeute, de soulèvement populaire.

    Les émotions ne sont pas statiques, elles sont des mouvements, des « motions », disions-nous. Le meilleur « traité » des passions est à cet égard la musique.

    ~ La crise de l’éducation, Thomas De Koninck

    En astrologie comme dans le langage, on associe souvent les émotions à l'eau et à la lune. Parce que l'eau est source de vie et la composante majeure du corps humain et que la lune a autant d'influence sur nos marées intérieures que sur celles des océans de Gaïa, notre terre nourricière.

    Affectifs de nos états

    Tu verras que nous resterons intacts
    Devant chacun de nos actes,
    Affectifs de nos états.
    Quand on se voit courir sous les pluies,
    Agressé par l'ennui ou l'envie,
    Un revolver chargé dans la poche
    Parce que le monde est drôlement moche...

    "Un jour dans notre vie", Indochine (1994)

    Les émotions sont souvent confondues avec les sentiments et les sensations. Alors qu'est-ce qui les distingue ?

    Une émotion est « une réaction psychologique et physique à une situation. Elle a d'abord une manifestation interne et génère une réaction extérieure. Elle est provoquée par la confrontation à une situation et à l'interprétation de la réalité ». Il y a dans l'émotion quelque chose d'instinctif, de viscéral, sans filtre ou, au contraire, réprimé ainsi qu'une notion d'immédiat et d'éphémère.

    Un sentiment « ne présente pas une manifestation réactionnelle. Néanmoins, une accumulation de sentiments peut générer des états émotionnels ». C'est quelque chose qui se développe en nous, que l'on nourrit de nos émotions et de notre intellect et qui s'inscrit dans la durée. En astrologie, c'est à Vénus que l'on attribue les sentiments et les « élans du cœur ».

    Une sensation est « directement associée à la perception sensorielle. La sensation est par conséquent physique ».  

    — Il est impossible de ressentir tout ça à la fois sans exploser, dit enfin Ron.
    — Ce n'est pas parce que tu as la capacité émotionnelle d'une cuillère à café qu'il en va de même pour tout le monde, dit Hermione d'un ton féroce en reprenant sa plume.

    ~ Harry Potter et L’ordre du Phoenix, J.K. Rowling

    Les psychologues distinguent quatre types d'émotions :

    1. Les émotions simples qui sont « les seules vraies émotions et nous informent directement sur l'état de nos besoins et sur la façon de les satisfaire ».

      Ex. : la joie, la tristesse, la peur, la colère
    2. Les émotions mixtes qui sont « des expériences défensives qui ont l'apparence d'émotions. En fait, elles sont un mélange d'émotions et de subterfuges qui ont l'effet de nous berner nous-mêmes et notre interlocuteur. Elles tentent de nous "désinformer" (contrairement aux émotions simples) ».

      Ex. : la culpabilité, la jalousie, le mépris, la pitié, la honte
    3. Les émotions repoussées qui sont « des expériences à forte connotation corporelle: il s'agit de malaises qui résultent du fait qu'on repousse une expérience émotive, une préoccupation importante ou une action à poser pour se respecter ».

      Ex. : l'anxiété, l'angoisse, la fébrilité, la gêne, le vide, les tensions musculaires, la surexcitation, la migraine, le nœud à l'estomac, le bégaiement, la boule dans la gorge, etc.
    4. Les pseudo-émotions que « nous confondons souvent avec des émotions des concepts qui traduisent notre réalité, des images utilisées comme métaphores, des états d'âme, des attitudes ou des évaluations ».

    Cartographie de tous nos états

    Dans mon esprit
    Et cloués à mes basques en permanence,
    À détruire ce que je ressens,
    J'ai des fusibles partout pour le cas où j'exploserais,
    J'ai de la colle partout pour le cas où je me fissurerais...

    "Blow Out", Radiohead (1993)

    On distingue cinq émotions de base reliées à cinq comportements adaptatifs :

    1. la tristesse qui exprime un besoin de réconfort et pousse à la réintégration
    2. la colère qui exprime un besoin de changement et pousse à la destruction
    3. la joie qui exprime un besoin de partage et pousse à la reproduction
    4. le dégoût qui pousse au rejet
    5. la peur qui exprime un besoin de protection

    Ces cinq émotions combinées produisent une variété d'émotions mixtes comme illustré dans le tableau ci-dessous :


    Comme nous l'expliquait, par ailleurs, Laura Marie dans un article sur l'empathie (voir Articles connexes), chaque émotion a une fréquence propre qui affecte notre niveau de conscience. Plus nous vibrons des émotions « hautes » sur l'échelle des fréquences, plus nous élargissons notre conscience au-delà de l'ego et de la souffrance, plus nous nous rapprochons de l'unicité et de la conscience ultime.

    Et chaque fréquence émotionnelle a le potentiel de nous entraîner dans une spirale vers le bas ou vers le haut, conditionnant ainsi notre taux vibratoire :

    D'où l'importance de travailler ses émotions, notamment celles que nous avons tendance à refouler pour ne pas les vivre. Les émotions étant comme l'eau, un jour le barrage finit par craquer.

    Sauvetage émotionnel

    Je serais ton sauveur,
    Dévoué et sincère
    Je viendrai te libérer de tes émotions.

    "Emotional Rescue", The Rolling Stones (1980)

    Personne ne pourra, malheureusement, voler à notre secours pour nous libérer de nos émotions. Le mieux que nous puissions faire pour nous élever en conscience et nous libérer de leur piège est d'apprendre à les gérer et à les canaliser. C'est ce que l'on appelle l'intelligence émotionnelle.

    Il ne s'agit pas de quelque chose d'inné mais qui, à l'instar de l'intelligence rationnelle, peut être développé et entraîné et même mesuré par le quotient émotionnel (QE).

    Les émotions n'ont aucun goût pour l'ordre établi.

    ~ Confession d'un masque, Yukio Mishima

    En plus d'élever notre taux vibratoire et d'élargir notre conscience pour passer de la souffrance à la béatitude, l'intelligence émotionnelle permet d'abord, concrètement, de faire face à toute situation énergivore et d'alimenter de manière constante notre moteur indépendamment des émotions qui nous traversent au lieu de nous vider de nos énergies. N'oublions pas que les émotions infusent notre force vitale et que c'est d'elles dont se nourrissent ceux qui font en sorte de nous maintenir dans la souffrance en nous conditionnant à la violence perpétuelle, la division, la compétitivité, le manque, etc. Ce n'est pas comme si le monde était d'une seule couleur (à moins que les merdias soient tous daltoniens).

    L'arc-en-ciel des émotions

    Tu allais pourtant bien avant,
    Qu'est-ce qui t'arrive ?
    Et cetera, et cetera.
    Lubies peu importe,
    Quinze étapes,
    Puis chute à pic...

    "15 Steps", Radiohead (2007)

    Au propre comme au figuré, non maitrisées, nos émotions nous en font justement voir de toutes les couleurs : le rose quand on est en joie, le rouge quand on est en  colère, le gris quand on est triste, et bien sûr, le noir quand on est au désespoir.

    Tout comme les sons, ces émotions — qui comme nous l'avons vu, sont aussi des vibrations — sont souvent associées à une fréquence du spectre visible de la lumière qui leur correspond. Parce que non seulement, elles colorent notre perception du monde (niveau de conscience) mais également notre enveloppe au sens propre (aura) comme au figuré (expressions idiomatiques).

    Dans un précédent article sur la chromathérapie (voir Articles connexes), je vous parlais de la guérison par les couleurs particulièrement efficace sur les personnes qui somatisent beaucoup. N'hésitez pas à vous entourer des couleurs antidotes aux émotions de basses fréquences les plus inscrustées en vous (et qui se cristallisent dans la matière sous forme de maladies) souvent liées à vos chakras (centres énergétiques du corps où se produisent les échanges d'énergie).

    Par exemple, la colère qui vous rend tout rouge ou tout vert au figuré témoigne d'un manque d'ancrage et de maturité (chakra racine) et également d'un manque d'amour (chakra du cœur).

    Alors si comme moi, vous avez une boulimie de tons aqua (du turquoise au vert menthe), c'est peut-être parce que vous avez un besoin expansif de partager de manière inconditionnelle (chakras du cœur et de la gorge). Ce sont aussi les couleurs de l'eau donc des émotions.

    Je ne sais pas exactement où tout cela nous mène mais en tout cas, à la fin de cet article qui, je l'espère, ne vous aura pas noyés dans la confusion !

    Si tel était (malheureusement) le cas, souvenez-vous que pour voir la vie en rose (un rose pétant hein, pas un rose dragée édulcoré), il faut déplacer sa conscience au niveau du cœur (mode expansif) et ne pas confondre ce dernier avec l'ego (mode compressif). Un peu comme la montée de la kundalini (force de vie débloquant tous les chakras) ou plus concrètement , comme la marelle — vous savez ce jeu auquel vous aimiez tant jouer quand vous étiez enfants (c.-à-d. si vous êtes nés avant la génération tablettes et consoles de jeu). De la terre au ciel, il faut procéder par étapes, un saut à la fois.

    L'autre solution (beaucoup plus pragmatique) est d'aller lire les articles des autres participants dont vous trouverez la liste ci-dessous.

    Ey@el

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