• Projet Eklabugs : Le pouvoir en soi

    Article d'Ey@el

    Pour cette quarante-cinquième session Eklabugs, nous allons aborder (succintement) la plus grande problématique de l'humanité, source de toutes les luttes depuis la nuit des temps : le pouvoir.

    Dans les entrailles du pouvoir

    Trois choses font un bon maître : savoir, pouvoir et vouloir.
    ~ Proverbe allemand

    Le terme pouvoir du latin posse est dérivé du verbe composé potis sum (« je suis maître de »). Le même maître étant issu du latin magister ( « celui qui commande ou dirige, maître qui enseigne »).

    Le verbe pouvoir est également employé en tant qu’auxiliaire modal (du latin modus, « mode, manière ») permettant d'exprimer une modalité, à savoir présenter un fait comme possible, impossible, nécessaire, permis, obligatoire, souhaitable, vraisemblable.

    Toutes les définitions du pouvoir ramènent donc à une notion de possibilité. Possibilité dépendant d'une capacité intrinsèque ou d'une limitation extérieure (obstacle, entrave) ou intérieure (peur, fausse croyance). Il faut donc réunir un ensemble de conditions pour l'obtenir : « À l'échelle individuelle, avoir le pouvoir signifierait avoir la possibilité de faire. Le tout dans les limites imposées par la réalité ». (Source)

    Fait intéressant, le verbe pouvoir ne se conjugue pas à l'impératif. Le pouvoir ne s'ordonne ni ne se conseille.

    Autre particularité de conjugaison du verbe pouvoir : à la première personne, on peut dire « je peux » ou « je puis », le premier étant sémantiquement plus autoritaire que le second. Par contre, en inversion pour formuler une demande, on ne peut dire que « puis-je ». Intéressant, n'est-il pas ?

    Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait.
    ~ Mark Twain

    À noter que nos amis belges utilisent souvent le verbe savoir au lieu de pouvoir, un belgicisme qui en dit long sur l'implication de la connaissance dans la capacité et la possibilité. 

    Dans le même ordre d'idée, nombre de personnes enlisées dans les limitations de leur système de croyances personnelles ou collectives substituent souvent pouvoir à vouloir, exprimant ainsi inconsciemment leur volonté de ne pas faire quelque chose — une certaine forme de renoncement à leur pouvoir et sans doute à l'origine du fameux adage « Vouloir, c'est pouvoir ».

    La main sur vous

    Corruption — vous êtes corrompus
    Et vous corrompez tout ce que vous touchez.
    Emprise — vous contemplerez
    Et serez coupables de tout ce que vous aurez fait.
    Sort — vous avez jeté un sort
    Et ensorcelé le pays que vous dirigez.
    Risque — vous êtes prêts à tout risquer
    Et mettre leurs existences et leurs âmes en péril.

    ♫ "Take A Bow", Muse (2006)

    Par métonymie, les dirigeants d'un pays sont désignés comme les « pouvoirs en place », les élites comme les « tout-puissants », ceux qui disposent des « pleins pouvoirs ». On dit également qu'ils sont « investis de pouvoir » et de ceux à qui ils délèguent une partie de cette autorité, qu'ils sont « fondés de pouvoir ». 

    Rien à voir donc avec quoi que ce soit d'inné ou d'acquis (comme de facultés extraordinaires ou paranormales) mais bien l'expression d'une volonté égotique de domination.

    Le sociologue allemand Max Weber définit ainsi le pouvoir comme la capacité d'imposer sa volonté aux autres, malgré l'absence de consentement ou en cas de résistance plus ou moins manifeste de ceux qui subissent cette autorité : « Le pouvoir désigne la possibilité, dans une relation sociale, de mettre en œuvre sa volonté en dépit de la résistance qu'elle peut rencontrer, et ceci indépendamment de la base sur laquelle repose cette possibilité ». (Source)

    Un « ordre établi des choses » qui perdure depuis si longtemps qu'il semble à la fois inéluctable et immuable. Pourtant il ne s'agit que d'une illusion. Alors comment l'humanité en est-elle arrivée là ? Comment une si infime minorité parvient-elle à avoir la mainmise sur les milliards que nous sommes ? Et pourquoi ?

    Sauve qui peut

    Qui a peur d'une chose lui donne pouvoir sur lui-même.
    ~ Proverbe marocain

    Comme nous l'avons évoqué lors de la session précédente où il était question de lumière (voir Articles connexes), l'univers est un vaste champ d'énergie dont nous sommes tous issus et avec lequel nous ne faisons qu'un. Même si nous sommes en apparence tous séparés et bien distincts, nous sommes tous les expressions multiples d'une seule et unique source de vie dont nous sommes en majorité déconnectés. Nous cherchons donc à survivre en volant cette énergie vitale aux autres selon quatre grands mécanismes récurrents (intimidation, interrogation, culpabilisation, indifférence) qui illustrent les luttes de pouvoir à tous les niveaux sur cette planète.

    Le texte parlait de la quatrième révélation ; il affirmait qu'un jour les hommes comprendraient que le monde comporte une seule énergie dynamique, qui peut nous tenir en vie et répondre à nos attentes. Mais nous comprendrions aussi que nous avons été coupés de cette source d'énergie et que c'est la raison de notre inconfort, de notre faiblesse, de nos angoisses. Devant ce manque, les hommes ont toujours tenté d'augmenter leur énergie personnelle de la seule manière qu'ils connaissent : en essayant de la voler aux autres avec des armes psychologiques. Cette concurrence inconsciente explique tous les conflits entre les hommes dans le monde.

    La Prophétie des Andes, James Redfield (1993)

    Plus les individus manquent d'énergie, plus ils se sentent démunis, perdus, impuissants. Plus ils sont déconnectés de la source, plus ils ressentent la séparation, le manque d'amour et donc le besoin d'être reconnus, acceptés. Parce que c'est par le biais de leurs rapports à autrui qu'ils peuvent obtenir cette énergie et cette connexion qui leur fait tant défaut et donne un sens à leur vie.

    Les plus déconnectés sont ceux qui cherchent le plus à nous dominer et à nous asservir depuis toujours en nous maintenant dans l'ignorance de ce que nous sommes réellement, dans un état de peur et de division permanent afin de se nourrir de notre énergie vitale comme on élève du bétail pour les mêmes raisons.

    La peur, c'est elle qui fait tourner
    Les moulins de l'homme moderne.
    La peur qui nous maintient dans les rangs.
    La peur de tous ces étrangers,
    La peur de tous leurs crimes.
    Est-ce là la vie que nous voulons vraiment ?
    Ce doit être le cas en effet
    Puisque nous sommes une démocratie
    Et que tous nos désirs sont des ordres.

    ♫ "Is This The life We Really Want?", Roger Waters (2017)

    Leur unique pouvoir réside donc sur la peur qui elle-même est le résultat d'une illusion, d'un mensonge rendu possible par cette déconnexion à la Source.

    Ils peuvent toujours courir

    Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement.
    ~ Eleanor Roosevelt

    Pourtant, tout aussi implacable et immuable qu'il puisse paraître, le pouvoir des « tout-puissants » de ce monde repose sur du vent car il dépend uniquement de notre volonté, de notre consentement (conscient ou non) à leur abandonner le nôtre.

    Leur peur est plus grande que la nôtre. Ils vivent dans la crainte permanente que nous nous réveillions un jour, que nous nous reconnections à la source et que nous réalisions ainsi que notre pouvoir est immense.

    Ils sont terrorisés à l'idée que nous nous rendions compte que l'énergie vitale est illimitée, qu'il suffit de la puiser à la source et non de la voler. Parce que ce serait alors la fin de leur règne et parce que leurs âmes sont tellement morcelées qu'ils sont dans l'incapacité de recouvrer ce vrai pouvoir qu'ils détenaient aussi à l'origine.

    Jadis vous déteniez tous les secrets du monde à votre disposition,
    Désormais vous n'êtes plus que des grains de sable parmi les autres.
    Autrefois vous étiez les premiers, vénérés jusqu'au dernier,
    Aujourd'hui on ne parle que de votre disgrâce.

    ♫ "How The Mighty Fall", The Alarm (1989)

    Une sorte de magie

    Cette rage qui perdure depuis des millénaires
    N'aura bientôt plus lieu d'être.
    Cette flamme qui m'anime,
    J'entends ses harmonies secrètes
    Comme une sorte de magie.

    ♫ "A Kind Of Magic", Queen (1986)

    Lors d'un récent webinaire, Kari Samuels nous rappelait que dans l'univers toutes les énergies similaires s'attirent selon une loi spirituelle connue sous le nom de loi d'attraction (voir Articles connexes). C'est pourquoi ceux qui se nourrissent de nos énergies (qu'il s'agisse des élites, de nos patrons, de nos supérieurs hiérarchiques, de nos parents, conjoints, proches ou autres) ont impérativement besoin de les abaisser à leur niveau.

    Kari nous expliquait également qu'au-dessus de la loi d'attraction souvent utilisée contre-productivement en raison des peurs que nous refoulons dans notre subconscient et qui de fait dominent notre vibration à notre insu (loi d'intention paradoxale), il existe une autre loi encore plus puissante appelée loi d'entraînement qui est activée lorsque deux fréquences ou plus avec des cycles différents se mettent à se synchroniser entre elles. Ainsi lorsque deux entités vibrent, celle qui aura la fréquence la plus forte (et non forcément la plus élevée) obligera les autres à se caler sur la sienne.

    C'est ce qui se produit à tous les niveaux dans nos interactions sociales lorsque nous nous sentons vidés par notre environnement malgré tous nos efforts pour tenter de maintenir notre joie de vivre (d'où l'expression « rabat-joie »). De fait, nous avons tendance à fuir ces personnes et situations, ce qui, à tour, nous oblige à mettre nos énergies en veilleuse dans le but de nous protéger et finit par affaiblir notre champ énergétique en nous rendant encore plus vulnérables aux influences extérieures et attirer davantage de ce que nous essayons d'éviter.

    La solution est donc de devenir l'énergie la plus puissante. En développant une énergie positivement radieuse et forte, les autres calqueront leur vibration sur la nôtre et nous serons en mesure de changer le monde sans effort.

    Si le principe est simple à comprendre, la mise en pratique demande beaucoup d'honnêteté vis à vis de soi-même, de patience et de volonté.

    Le bonheur absolu

    Tout en toi est ce que j'aimerais être,
    Ta liberté semble innée.
    Tout en toi respire le bonheur
    Et désormais je n'en attendrai pas moins.
    Confère-moi toute la paix
    Et la joie de ton esprit.

    ♫ "Bliss", Muse (2001)

    Un truc que j'ai redécouvert par hasard et réellement mis à profit jusqu'ici avec succès est le rire.

    Chaque fois que je ressens une émotion négative ou limitante m'envahir qu'il s'agisse de colère, de frustration, de tristesse, de désespoir, de découragement, d'impuissance ou même de peur, je n'essaie plus de la refouler. Je l'accueille comme une amie. Je la nomme, je la regarde, je la remercie de son message et je me force à rire à gorge déployée (attention il ne s'agit nullement de ricaner mais de rire de bon cœur). Au début, c'est un peu difficile : il faut se forcer et éviter de se juger, l'entourage s'en chargera (mais rien qu'à l'idée, ça m'aide encore plus à rire). Le rire étant un réflexe naturel (voir Articles connexes), il finit par couler de source. Comme tout réflexe, il faudra donc le cultiver pour qu'il devienne un automatisme (21 jours sont généralement nécessaires pour ancrer une habitude).

    R-I-D-I-K-U-L-U-S !

    Un réflexe sain qui augmente instantanément les vibrations et prend tout l'espace dans votre champ énergétique. Vous verrez que les esprits chagrins qui généralement réussissent toujours à vous faire craquer en vous mettant en rogne ou vous sapant le moral, se casseront les dents sans trouver de parade à part la fuite. S'ils rient avec vous alors vous aurez réussi à augmenter leur vibration. Ils se forceront sans doute dans le but de vous énerver en vous imitant mais ce faisant ils se prendront au jeu parce que le rire est plus puissant que la peur ou la colère et les dissout.

    Pour moi, le bonheur absolu ne réside pas dans l'ignorance contrairement à l'adage mais dans la sérénité interieure. Le pouvoir ultime est dans l'immuabilité de l'esprit qui se laisse traverser par les émotions et les expériences sans jamais s'y attacher et poursuit sa route immaculé. La permanence dans le changement.

    Je ne sais pas ce qu'en penseront les autres participants dont je vous invite à lire les articles qui figurent dans la liste ci-dessous, mais pour moi c'est à la fois une évidence et mon but ultime dans la vie.

    Ey@el

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