• Quelque chose d'humain

    Article d' Ey@el et texte de Muse traduit par Ey@el

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    Les « sensitifs » et autres perceptifs ainsi que tous ceux en train de sortir de cette transe commune dans laquelle nous avons tous été plongés à notre insu et contre notre gré seront sans doute d'accord avec moi : les énergies actuelles ont changé. Il se passe quelque chose d'énorme en ce moment même sur cette planète. Quelque chose d'invisible certes, qui échappe à nos sens rationnels mais que pourtant nous ressentons tous avec force et intensité. Les astrologues vous diront que cela est dû à la saison des éclipses qui amplifient les influences planétaires mais pas seulement. Cinq planètes dont toutes celles dites « générationnelles » (parce qu'elles avancent très lentement sur la roue du zodiaque, influençant tous les individus nés à une même époque) sont en phase de rétrogradation en une sorte d'arrêt sur image où les énergies s'arrêtent pour nous permettre des les infuser et de les assimiler.

    Rassurez-vous, je vous épargnerais les détails mais il me semblait important d'évoquer cela parce que le nouveau single de Muse, sorti il y a quelques jours, est justement un écho de tout ce ressenti. Surtout cette phrase où Matt Bellamy chante « je suis sur le point de franchir la limite ». Parce que c'est ce que je ressens moi aussi et je ne suis pas la seule. Je ne parle évidement pas de ceux qui auront eu les « circuits » trop bousillés pour jamais espérer se réveiller et qui vont encore nous donner du fil à retordre pendant un certain temps mais l'important est que notre minorité soit en nombre suffisant pour annihiler vibratoirement les effets de la minorité oppressive (« Brûlons tout l'argent, absolvons tous les mensonges, et réveillons-nous sains et saufs — toute cette situation aura disparu, remplacée par des visions de toi »). Il y a là un appel à affronter « toutes nos peurs sorties de l'ombre » et à transcender tout le négatif.  Curieusement, c'était le message que j'ai canalisé dans mon esprit en répondant à certains sur les réseaux sociaux, à savoir qu'il est bien plus rapide et moins énergivore de transmuter le négatif (basses vibrations) que de tenter de l'éradiquer. Pour cette raison, la violence, le bruit, la colère ne serviront jamais à rien d'autre qu'à alimenter ces énergies qui s'en verront toujours d'autant amplifiées car sur la même gamme de fréquence. Seules les personnes profondément enlisées et identifiées à leur ego ne parviendront pas à comprendre cela et n'auront aucune chance de s'en sortir. La guerre n'est pas à l'extérieur mais à l'intérieur comme nous le rappelle Matt dans le premier couplet ("Je sais que c'est moi qui me suis imposé ça »).

    Un clip violent, kitsch et tapageur comme Hollywood les aime (la marque de fabrique du groupe) avec, comme souvent, des relents de dissonance cognitive. Pendant longtemps j'ai émis de sérieuses réserves quant à l'intégrité de Muse, mais mon niveau de conscience actuel, mes recherches, lectures, interactions, perceptions et autres expériences personnelles profondes et extrasensorielles me permettent désormais de saisir intuitivement que dans cette matrice d'illusion, tout ne saurait être tout blanc tout noir et que parfois il faut la jouer tout en finesse pour sauver sa peau. Car qui opère en infiltré dans la cour des « grands » doit forcément ruser (et dominer ses peurs) pour ne pas se faire éjecter de l'échiquier et continuer son travail de sape — ou de contre-offensive positive auprès des masses. Bien sûr, comme je le disais, le message ne passera pas chez tout le monde mais il s'agit de parvenir à atteindre une masse critique dans le but de rééquilibrer les forces. Pour le reste, veuillez vous référer à mes nombreuses publications sur la physique quantique.

    Something Human

    Mes circuits ont explosé,
    Je sais que c'est moi qui me suis imposé ça,
    Et que tout ce que j'aie jamais partagé —
    Et que tout ce que j'aie jamais aimé
    Est tout ce que j'aurai jamais.
    Mais quelque chose a changé :
    Je me sens si vivant.

    La vie vient d'exploser,
    Je renoncerais bien à tout ça
    Pour relâcher la pression.
    Aahh, encore 15.000 kilomètres à parcourir...
    Aahh, encore 500 heures avant d'être à la maison.
    J'ai besoin de quelque chose d'humain
    Humain, humain, humain, humain...

    Affrontons toutes nos peurs sorties de l'ombre,
    Brûlons tout l'argent,
    Absolvons tous les mensonges,
    Et réveillons-nous sains et saufs —
    Toute cette situation aura disparu,
    Remplacée par des visions de toi.

    Maintenant la vie peut commencer,
    J'ai purgé tous mes péchés,
    Je suis sur le point de franchir la limite.
    Aahh, encore 15.000 kilomètres à parcourir...
    Aahh, encore 500 heures avant d'être à la maison.
    J'ai besoin de quelque chose d'humain
    Humain, humain, humain, humain...

    Et j'ai besoin de ce contact,
    De quelque chose d'humain, humain, humain...
    Aahh, encore moins d'un kilomètre et demi à parcourir...
    Aahh, et je passerai le seuil de ta porte en rampant.
    J'ai besoin de quelque chose d'humain
    Humain, humain, humain, humain...
    J'ai besoin de ton amour
    Et de quelque chose d'humain, humain, humain...

    © Matthew Bellamy, 2018

    Traduit de l'anglais par Ey@el
    © lapensinemutine.eklablog.com

    À propos de cette chanson

    « J'ai l'impression que nous basculons vers une ère de réalité virtuelle et simulée » explique Bellamy, laissant entendre que ce sera là un des thèmes majeurs du nouvel album enregistré en intermittence entre les concerts de cette interminable tournée mondiale étalée sur plus de 18 mois et dont la sortie est prévue pour novembre. « L'idée que l'imaginaire fantastique puisse devenir réalité, que les simulations puissent faire partie intégrante de notre quotidien, que ce soit dans le domaine de la science avec leurs recréations fictives de trous noirs et du Big Bang ou dans celui du divertissement. C'est comme si nous en étions parvenus au stade où la simulation devient primordiale dans notre manière d'interagir avec notre quotidien mais également dans notre compréhension de l'univers et de la science. C'est pour cette raison même que nous vivons à une époque où chacun peut être qui il veut et n'importe où par le biais de la simulation. »

    Aux médias grand public, il explique encore que le style visuel du clip (et des spectacles du groupe en général) « est lié au fait que nous sommes dans une ère qui ressemble un peu au début des années 80 en termes de corrélation au niveau des changements politiques dans le monde et il y a cette réaction des gens qui se détournent plus ou moins de cette actualité trop dérangeante et compliquée à appréhender. Certains choisissent de replonger dans la nostalgie, la fiction et la dimension onirique afin d'échapper à cette réalité. »

    Ey@el

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