• Un été français

    Texte d'Indochine

    Available in English

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    Encore un jour dans ma vie
    Où je n'ai pas envie de rester en place,
    Encore un lundi sans vie,
    Où je ne subis que le temps qui passe.
    Mardi, c'est l'estomac noué
    À rester enfermé et à marcher au pas ;
    Mercredi, je rêve d'une autre vie —
    Si tout pouvait s’arrêter là histoire d'avoir le choix.

    Quand je suis cerné,
    Je rêve d'un été français —
    Un été parfait
    Où rien ne pourra m'arriver.
    Pardonne-moi si ici
    Tout devient froid national,
    Un pays infernal :
    À nous la petite mort !

    Je suis à la mauvaise place,
    Le jeudi et toutes les promesses que
    Tu m'avais faites,
    Comme un vendredi noir
    Où j'ai tout oublié et le rôle de ma vie.
    Et je me sens un peu solitaire,
    Un peu trop vieux pour mourir en hiver.
    Je voudrais bien une place au soleil
    Mais ici tout le monde a encore besoin de moi.

    Quand je suis cerné,
    Je rêve d'un été français —
    Un été parfait
    Où rien ne pourra m'arriver.
    Pardonne-moi si ici
    Tout devient froid national,
    Un pays infernal :
    À nous la petite mort !

    Des nuits sur un toit
    À regarder les orages
    Et encourant les dangers,
    Des éclairs sur ton visage,
    Et des étoiles près de toi
    Et nos rêves imparfaits
    Le temps d'un été français
    Où on aurait tout oublié.

    Des nuits sur un toit
    À regarder les orages
    Et le ciel nous attend,
    Et les poissons volants,
    Et des étoiles près de toi
    (Quand je suis cerné...)
    Et nos rêves imparfaits
    (Je rêve d'un été français...)
    Le temps d'un été français
    (D'un été parfait...)
    Et nos rêves imparfaits
    (Où rien ne pourra m'arriver).

    © Nicola Sirkis, 2017

    À propos de cette chanson

    Nicola Sirkis : Imaginons-nous, en France, si l’extrême droite avait été élue… On est dans la même configuration [que les Américains et le monde avec Trump].

    Vous parlez précisément, dans "Un été français", de la France comme d’un « pays infernal » et de « froid national »…

    Nicola Sirkis : Tous les cinq ans, on a droit au grand carnaval. De l’illusion, des promesses, et des rêves brisés. Mais c’est la démocratie.

    (Source)

    « Une étude montre qu'un placebo est efficace même quand les patients en ont connaissanceUn groupuscule néonazi imprime par erreur dix mille t-shirts à la gloire de Nelson Mandela »

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  • Commentaires

    1
    jack
    Lundi 13 Novembre à 08:37

    Parmi les chanteurs qui ont traversé les années, j'ai une tendresse spéciale pour Nicolas Sirkis et son groupe, car outre son look et ses propos d'éternel ado en rébellion, il n'a jamais varié dans ses convictions malgré sa réussite. Je ne sais pas mais cela me rassure sur la nature humaine :)

      • Lundi 13 Novembre à 14:37

        On pourra certes lui reprocher pas mal de trucs, il n'a pas la grosse tête et il sait rester proche des gens malgré sa notoriété. Moi j'admire surtout sa ténacité de s'être accroché à son rêve contre vents et marées.

    2
    Mardi 14 Novembre à 20:32

    Merci pour ce morceau, je chanterais bien mais malheureusement je n'ai plus de voix ! :(

    Indochine, je l'écoutais quand j'avais 15 ans, aujourd'hui on l'écoute toujours Nicolas, il a perdu son frère mais pas ses convictions et ça tombe bien ce sont les miennes aussi ! surtout en ce qui concerne la politique et le "froid national". 

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