• Comment l'humanité peut se libérer de la hiérarchie des classes sociales

    Article de Tom Bunzel traduit par Ey@el

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    En coupant le son pour regarder les grands médias à la télévision, j'ai l'impression que la société se fissure en classes par le biais de perceptions essentiellement véhiculées par les médias, en particulier les émissions de divertissement et les publicités.

    Ce n'est pas tant la richesse qui crée les classes, même si elle y contribue pas mal, mais au vu de la manière dont la course à l'élection présidentielle est présentée au public, j'y vois autre chose...

    La classe dominante, ce sont surtout ces individus « cool » de la société, bien dans leurs vies parce qu'ils consomment les bons trucs et ont le physique qu'il faut.

    Et ils se serrent les coudes. Ce n'est pas un hasard si la plupart sortent d'écoles de renom ou ont des parents célèbres — ils se sentent éminemment en droit d'avoir ce statut dans la société.

    Ils sont rigoureusement conditionnés à consommer au maximum le monde qui les entoure sans se préoccuper des conséquences pour les autres formes de vie conscientes. Dans leur tête, les humains, du fait de leur intellect, sont supérieurs et doivent dominer.

    Mais les écarts en matière de technologie et d'éducation ont mis en exergue le fait qu'être cool n'est vraiment pas une option pour de nombreuses personnes et que cette réalité ne fait exponentiellement que s'aggraver.

    Et bien entendu, ce sont les « cool » qui contrôlent le pouvoir financier et avec lui la technologie et les médias avec lesquels ils diffusent cette mentalité conditionnée qui fait disjoncter les « pas cool » — à savoir que si vous n'êtes pas cool ou si vous ne vous employez pas activement à le devenir, vous n'êtes personne.

    Parallèlement, les médias encouragent une norme de conduite pour les êtres humains à laquelle il est pratiquement humainement impossible de s'aligner. Tout le monde est autorisé et encouragé à se montrer indigné et choqué devant toute faiblesse humaine aussi insignifiante soit-elle.

    En cela, la robotique et la technologie veillent à ce que de plus en plus d'individus deviennent des « pas cool » et des « moins que rien » à mesure que les emplois intéressants se raréfient et que seul un petit nombre de personnes « cool » (proportionnellement à la population globale) soient en droit de bénéficier des avantages de ces avancées.

    C'est précisément ce déséquilibre que souligne Bernie Sanders et il sera intéressant de voir comment se sortira Hillary de cette évidence qui la caractérise — à savoir qu'elle aime fréquenter les gens cool.

    La situation est délicate parce qu'il semblerait que nous ayons atteint le seuil critique où il faudra prendre en compte la colère qui gronde au sein de la majorité — soit en l'accueillant ou en la « pacifiant ».

    Il y aurait certes un autre moyen de remédier à cela qui passerait par la prise de conscience et également la conscience tout court.

    Tandis que les médias nous ont conditionnés à être « cool », certains ont découvert qu'être « personne » était en fait le seul moyen viable disponible pour survivre dans ce système insensé.

    En détectant les exemples de conditionnement chez le public et en eux-mêmes, certains individus sont capables de faire taire le bruit. L'essence de la « coolitude » repose sur l'activité frénétique (toujours occupés) et l'intensité sonore.

    Pas juste du bruit ou de la musique forte, mais un niveau de volume rendant toute réflexion impossible voire même suspecte.

    Ce n'est pas par hasard si l'on diffuse en permanence de la musique dans les centres commerciaux et maintenant dans les restaurants — tout est fait pour dissuader tout ce qui pourrait rompre ne serait-ce qu'un instant le conditionnement. Car cela pourrait conduire à la vérité ou du moins à remettre les choses en perspective.

    Mais ceux qui découvrent le silence peuvent trouver un autre moyen. Pour moi, c'est l'enseignement d'Eckhart Tolle et la seule voie qui permette de trouver un sens.

    En découvrant — et peut-être en faisant — le silence et le vide autour de soi, nous pouvons à la fois être traversés et engendrer un niveau impersonnel de réflexion et de raisonnement supérieur qui, il faut espérer, imprégnera la société avant qu'il ne soit trop tard.

    Traduit de l'anglais par Ey@el
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