• La culture n'est pas votre amie

    Article de Linda George traduit par Ey@el

    Available in English

    La culture n'est pas votre amie disait Terence McKenna. Il avait raison bien sûr. Notre culture n'a rien d'une amie. Elle est la toile sur laquelle nous essayons de brosser le portrait de qui nous sommes. Des particules de conscience à l'intérieur savent que nous sommes ici pour créer et nous exprimer. Pour se sentir bien dans ce monde, il faut pouvoir insuffler ce que l'on est à ce que l'on fait. Pourtant, pour la plupart d'entre nous, être simplement soi-même relève du combat insurmontable.

    Loin de nous y encourager, on dirait que notre culture — notre société — s'évertue à contrecarrer nos efforts pour suivre la voie de notre cœur. Nous pourrions renoncer à nous battre et rejoindre les rangs de la majorité non-pensante qui ne voit pas plus loin que le week-end. Il leur arrive de se plaindre de l'état du monde mais ils l'acceptent de façon tacite en s'y conformant. Si nous nous engageons sur cette route, nous n'y trouverons jamais la paix.

    Les professions de l'ombre

    Ceux dont la voie du cœur se situe dans les « professions de l'ombre » courent un risque plus élevé — notre culture aliénant les libres penseurs et les opposants au statu quo. Tout ce qui se situe en marge représente un défi pour ce « système » qui maintient l'ordre établi par la rétention et le contrôle des informations qui ne soutiennent pas son programme. L'univers hautement subjectif de l'art bénéficie d'une certaine « protection » dans la mesure où les intentions y sont souvent voilées. Mais osez donc, si votre vision du monde n'est pas conforme à la sienne, exprimer vos pensées par la parole ou l'action et vous verrez avec quelle rapidité vous serez marginalisé. Que ce soit en contestant la « version officielle » de l'histoire telle qu'on nous l'enseigne à l'école, de l'actualité mondiale qu'on nous rapporte dans les médias grand public ou encore les récits inventés de toutes pièces et perpétués par les autorités médicales, éducatives ou judiciaires instaurées.

    Bref, nous vivons dans une culture de mensonges. Récusez-les et constatez à quel point elle devient hostile. La toile sur laquelle nous essayons de brosser le portrait de nos vies est toute sale et déchirée.

    L'astrologie est une profession de l'ombre. Ceux d'entre nous qui sont attirés par cet ingénieux savoir ancien en arriverons probablement à la même conclusion que mon premier professeur — au bout de trois décennies de pratique. « J'ai l'impression d'avoir été incarcéré pendant 30 ans pour un crime que je n'ai pas commis » avait-il déclaré. Telle est la nature de notre culture.

    Ostracisés, rejetés, dépréciés, aliénés — pour quelle raison ?

    Pour essayer d'appréhender les voies de l'univers, de la nature de la réalité, du sens de la vie. Pour essayer d'aider les autres à se comprendre eux-mêmes et la place qu'ils occupent dans le cosmos afin de mener une existence plus heureuse, plus épanouie, plus paisible et plus saine. Il est beaucoup plus facile de peindre un tableau idyllique — ou de trouver un emploi dans un bureau. Mais pour notre nature, il faut que ce soit vrai.

    C'est exactement pour cette même raison que la plupart des méthodes de guérison alternatives sont marginalisées dans notre culture. Le système en place ne veut pas que nous nous soignons nous-mêmes. Il ne veut pas que nous sachions la vérité sur qui nous sommes. Il ne veut pas que nous apprenions à autrui la vérité sur qui nous sommes. Il préfère nous enseigner des semi-vérités et des mensonges en récompensant largement les affabulateurs professionnels. Contestez le système en partageant la vérité et vous pourriez vous retrouver emprisonné — sinon au propre, du moins au figuré.

    Pas facile de rester fidèle au chemin qu'on s'est tracé — à la voie de son cœur — quand il se situe dans l'ombre ou, en termes plus clairs, à l'extérieur du système. Vivre au quotidien en un lieu et une époque où la sagesse et la liberté de pensée sont censurées par cette impitoyable machine que nous appelons culture prend des allures de maltraitance spirituelle.

    Mais sur la voie de notre cœur nous devons rester.

    Car c'est l'âme et non le système qui l'emportera. Lorsque nous quitterons ce monde, nous n'emporterons que notre amour et notre connaissance de la vérité qui perdureront dans la semence du cœur et continueront avec nous dans nos vies à venir, tout comme dans le cœur et l'esprit de ceux que nous avons aimés et qui nous ont aimés. C'est à cette vérité-là que nous devons nous conformer. Tout le reste, dans notre culture, dans le monde qui nous entoure, est limité et disparaîtra en temps voulu.

    Reconnaissez puis célébrez les passions de votre ombre — quelles qu'elles soient. C'est là que réside le vrai pouvoir : dans le monde non-manifesté, invisible et secret — le lieu même où nait toute chose dans le monde visible. Ceux qui tirent les ficelles ne veulent pas que vous sachiez cela et pour ce faire, ils écrasent et suppriment tout ce qui s'apparente à de l'ésotérisme tout en exploitant, en secret, son énergie et sa force à leur profit.

    La prison se trouve au-dehors

    Entretenez tranquillement votre voie du cœur et maintenez votre allégeance. Vous n'êtes pas emprisonné pour un crime que vous n'avez pas commis. La prison se trouve au-dehors. Dans les structures factices et les autorités mayas, c'est ce monde d'illusion que nous appelons réalité. La vérité finira par triompher et la prison s'effondrera. En attendant, observons la partie, préservons notre intégrité et prenons les choses à cœur — je veux dire, avec courage. Nous pouvons annihiler la maltraitance infligée à nos âmes par notre culture en restant fidèles à nous-même — quoi qu'il nous en coûte. Et souvenez-vous, vous n'êtes pas seul — nous sommes nombreux à échapper aux radars, à vivre la vérité de notre monde de l'ombre. Nous sommes les vents du changement qui murmurent, la force qui renversera notre insoutenable culture superficielle et insipide.

    Et peut-être un jour, espérons-le, redeviendra-t-elle notre amie.

    À propos de l'auteur

    Linda George est écrivain en Nouvelle-Zélande où elle pratique le yoga et l'astrologie évolutive. Depuis 35 ans, elle s'est beaucoup intéressée à l'astrologie, le médecines alternatives, la spiritualité et la métaphysique. Auteur de deux livres sur la conscience et l'astrologie — tous deux présélectionnés pour le prix littéraire Ashton Wylie dans la catégorie Bien-être, elle tient à venir grossir les rangs de ceux qui « transmettent le message » en cette période d'éveil. Merci de nous rejoindre. Son blog est www.acosmicride.wordpress.com.

    Traduit de l'anglais par Ey@el
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