• Quatre libertés reconnues dont on ne peut plus désormais profiter que sur autorisation ou privilège

    Article d'Isaac Davis traduit par Ey@el

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    Indépendance, liberté, autonomie. Des notions méritant assurément d'être célébrées qui ne sont que des concepts intangibles de l'esprit humain et dont, par conséquent, la signification peut changer selon les époques. Et comme les gens sont des êtres extrêmement flexibles, nous nous adaptons rapidement aux normes des conditions et valeurs socio-culturelles en permanente évolution. Ce que l'on considère comme « liberté » aujourd'hui n'a rien à voir avec ce qu'il en était plusieurs générations auparavant.

    Voici quatre libertés historiques reconnues dont on a longtemps joui qui sont pourtant en profonde mutation dans un monde qui bouge.

    1. La liberté de circuler

    La notion selon laquelle les êtres humains devraient être libres de parcourir le monde sans risque ni autorisation est désormais dépassée. Avant les années 1930, il n'était pas nécessaire d'avoir un permis pour conduire un véhicule motorisé ou une voiture à cheval en Amérique. Voyager sans passeport était également très répandu.

    Avant 1915, le gouvernement de Sa Majesté n'exigeait pas la présentation d'un passeport pour quitter le pays pas plus qu'aucun état européen n'en exigeait un pour y entrer à l'exception de ces deux nations notoirement névrosées et arriérées que sont la Russie et l'Empire Ottoman. (Source)

    Désormais, même les véhicules de plaisance nécessitent un permis payant et outre un système complexe de frais, amendes, poursuites pour excès de vitesse et passages à tabac, nous assistons à la normalisation des points de contrôle à l'intérieur du pays mis en place par le gouvernement avec des effectifs armés et dangereux.

    Les points de contrôle de sobriété constituent les barrages routiers les plus courants que vous puissiez rencontrer. Ils relèvent d'une tactique de surveillance polyvalente permettant à la police de détenir provisoirement et examiner de plus près les automobilistes de passage. Ces contrôles sont rapides mais offrent aux agents tout à la fois la possibilité de vérifier les plaques d'immatriculation et les permis de conduire, de jauger brièvement l'haleine du conducteur et de jeter un œil à l'intérieur du véhicule. (Source)

    2. Le droit à l'autonomie

    Vivre en autosuffisance est l'illustration parfaite de la responsabilité individuelle mais comme le gouvernement a besoin que l'on dépende de lui pour justifier sa raison d'être, cette rudesse et ingéniosité d'esprit qui distingua autrefois l'Amérique se voit éradiquée dans un brouillard de réglementations, permis, codes et accords commerciaux. Il est de plus en plus difficile et onéreux, pour ceux qui souhaiteraient développer une véritable indépendance en cultivant une parcelle ou s'établir quelque part hors réseau, de satisfaire aux normes de l'état.

    Bon, si je veux construire une yourte en peau de lapin et faire mes besoins sur un tas de compost, en quoi cela regarde-t-il le gouvernement ? Les bureaucrates se mettent en quatre pour accréditer, obtenir des remises fiscales et des subventions à ceux qui veulent construire des usines por-cités ou de plus grands aéroports. Mais qu'un type demande à aller dans les bois pour y couper des arbres et se construire sa propre maison et tout une pléthore de régulateurs despotiques lui tombent dessus pour compliquer son projet, l'embrouiller, l'énerver, le frustrer et quasiment y mettre un terme. Je pense qu'il est temps d'éradiquer certaines de ces lois et les piranhas qui les appliquent.

    ~ Joel Salatin

    Dans certaines régions, des particuliers voient leurs potagers détruits par des fonctionnaires trop zélés, des personnes âgées sont condamnées à payer des milliers de dollars d'amende pour ne pas avoir coupé leur gazon en temps et en heure, on se fait poursuivre pour la collecte des eaux de pluie, et on y fait appel à la police pour forcer le raccordement obligatoire aux réseaux des services publics.

    3. La liberté d'expression

    Considéré comme l'un des privilèges les plus importants conférés aux Américains par la constitution, le droit de dire ce que l'on pense subit de plus en plus la contrainte du gouvernement, des décideurs des grandes entreprises et l'évolution du climat social. C'est un fait, depuis les années 80, on nous a conditionnés à accepter les zones de liberté de parole dans lesquelles on peut traîner les manifestants hors de la vue et des consciences. Toutefois, nous entrons maintenant dans une ère extrême de rectitude politique et d’irrationalisme effréné. Les gens sont de moins en moins disposés à écouter ce que les autres ont a dire et l'intolérance est en passe de devenir une norme sous couvert de diversité hypocrite.

    Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ?

    ~ George Orwell, 1984

    La manière dont nous communiquons évolue rapidement et les corporations possèdent désormais un pouvoir incroyable pour moduler nos pensées comme l'ont démontrés des sites tels que Facebook. Notre langage peut être façonné et transformé par des politiques d'entreprise tout comme les règles et formats des forums peuvent changer selon les motivations des investisseurs. Nos paroles ou nos conversations ne nous appartiennent plus.

    À mesure que la pression sociale continue de s'appuyer sur l'endoctrinement, la capacité des gens à discuter civilement de leurs différences d'opinion est plus tendue. Ajoutons à cela l'abêtissement général dans tous les domaines et l'on obtient un climat d'intolérance très vive. La liberté de parler ouvertement en société est autant soumise au test de la grossièreté personnelle qu'à la loi.

    Ci-dessous, un exemple du type de comportement désormais acceptable lorsque certaines personnes sont confrontées à des idées qu'elles ne sont pas disposées à tolérer (vidéo malheureusement non sous-titrée où l'on peut entendre des personnes dans le public insulter la conférencière en lui disant notamment d'aller se « faire enc.... » — N.d.T.) :

    4. Le droit de choisir sa propre médecine

    Les êtres humains ont toujours eu une relation de symbiose avec la nourriture et les plantes et les médicaments ont toujours été prélevés directement dans la nature et combinés avec l'intuition humaine, la sagesse et l'intention de guérir. La perturbation de l'équilibre entre les hommes et la nature initiée par la culture de la consommation et la médecine corporative s'est emparée d'un droit fondamental humain pour en faire un privilège.

    Le renversement du concept de la médecine par les multinationales, la peur instaurée par le battage médiatique au sein des masses et la lutte anti-drogue ont des conséquences dramatiques sur la souveraineté de l'individu. Les vaccins obligatoires, la fluorisation de l'eau potable et l'interdiction de certaines plantes médicinales comme le cannabis, l'ayahuasca et l'iboga contribuent à une perception fortement restreinte de la santé et du bien-être sur les plans physique, mental et spirituel.

    Si votre propre corps ne vous appartient pas, à qui appartient-il ?

    Ces médecines guérissent les malaises culturels que sont l'apathie et l'agitation en réintroduisant le mystère et la magie dans l'existence et en libérant la conscience des prisons restrictives du combat mené contre la conscience. Elle détruisent complètement la matrice de la programmation culturelle en libérant l'espace intérieur de la psyché pour laisser place à l'émergence de quelque chose d'inédit et de positif.

    ~ Dylan Charles

    En conclusion

    En raison de la violence inhérente requise pour le maintien de l'ordre socio-politique qui est désormais le nôtre et l'endoctrinement massif du public par des idéologies étatistes et corporatives extrêmes, il pratiquement impossible à la plupart des gens d'imaginer un monde régi par le volontarisme même si, pour ceux qui rendent hommage à la liberté humaine, cette considération en vaut la peine.

    Quand pour entreprendre une action, il vous faut au préalable obtenir l'aval de la société, alors vous n'êtes pas libre, que cette permission vous soit ou non accordée. Seuls les esclaves doivent demander la permission avant d'agir. Une permission n'est pas un droit. (Source)

    Traduit de l'anglais par Ey@el
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  • Commentaires

    1
    Samedi 22 Avril à 20:59

    Et en prime on a aussi un droit, celui d'aller voter : donc votez dur, votez mou, mais votez dans l'trou !!!

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