• Trinity, du film Matrix, explique en quoi nous vivons effectivement dans une matrice

    Article de Heather Callaghan traduit par Ey@el

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    En faisant une excursion dans la matrice l'autre jour, je me suis faite cette même remarque que Carrie-Anne Moss alias Trinity, à savoir que tous ces gens obnubilés par leur débilophones (les « phonistes ») étaient plus déconnectés que jamais. Et d'un coup, j'ai été parcourue de grands frissons désagréables à l'idée que le scénario, pas si dingue que ça, imaginé par Stephen King dans son roman Cellulaire (voir Articles connexes) puisse subitement devenir réalité. De quoi devenir agoraphobe ! Avisant alors un voyageur (le seul — l’unique !) tenant dans ses mains un vrai livre papier aux pages toutes jaunies et écornées, je lui ai souri. J'ai eu également envie de lui dire à quel point j'étais soulagée que nous soyons au moins deux humains pris au piège dans cette faune transhumaine, mais je ne l'ai pas fait. C'était inutile, d'ailleurs, car son regard m'a fait savoir qu'il avait reçu ma pensée cinq sur cinq. Et sans doute pour me prouver que je n'hallucinais pas quant à ce nouveau mode de communication qui semble s'instaurer entre rescapés de la race en perdition, une jeune fille sans aucun bidule-machin-truc électronique greffé quelque part, visiblement soulagée elle aussi, est venue s'installer à côté de moi. Une sainte trinité en quelque sorte !

    Ey@el

    Selon Carrie-Anne Moss qui interprétait Trinity dans la série de films Matrix, nous vivons dans une matrice. Et pour ce qui est de nos enfants, dit-elle, nous devons être vigilants et les protéger afin d'éviter « qu'on ne les endorme ».

    Que l'on soit homme ou femme, quand il s'agit d'évoquer une femme forte au cinéma, on pense souvent à Trinity. C'est chose rare, à Hollywood, qu'un personnage fictif arrive à la cheville d'une personnalité solide, stoïque mais pleine de tendresse. Féroce, affectueuse et avec du cœur.

    À la ville, l'actrice canadienne est une maman tenace et attentionnée, soucieuse de ne pas exposer ses enfants à l'usage addictif des smartphones et autres réseaux-pièges de la matrice. Elle parle de la prolifération des « relations via SMS » en expliquant pourquoi lorsqu'elle se livre à des conversations textuelles sur son téléphone, elle n'est plus totalement présente avec eux.

    Quinze ans à peine après la sortie de la saga Matrix, elle explique, dans une vidéo (que je ne parviens pas ni à lire ni à republier donc également impossible à retranscrire et traduire ici), les similitudes existant entre ces films et la matrice fabriquée de toutes pièces dans laquelle nous vivons pour de vrai dont voici quelques extraits choisis.

    Moss compare sans cesse le film au monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.

    Elle dit : « Je marche dans la rue parfois en me croyant vraiment dans la matrice au sens propre au vu de tous ces gens rivés sur leurs smartphones, où tout le monde a les yeux baissés et n'interagit plus avec personne. »

    Elle a ensuite recours à une métaphore troublante mais appropriée, comparant les cocons contenant les bébés qui « alimentent » les ordinateurs au début du film à un monde où les enfants ne servirait qu'à nourrir la technologie intelligente dans le seul but de les empêcher d'exister.

    « Nous vivons tous nos petites vies solitaires chacun de notre côté », dit-elle. « Parlons-nous les uns aux autres — soyons réels. » Pour ce qui est de la gestions des responsabilités parentales, elle fait abstraction des dangers évidents que présente la technologie prédatrice pour parler de l'addiction en disant « Je suis accro à mon téléphone... nous les donnons aux petits enfants. » Elle ne l'a pas fait, mais elle remarque que les gens ne se posent même pas la question et que c'est une chose à laquelle nous devrions réfléchir — on ne connait pas les répercussions qu'aura cette addiction aux écrans à l'avenir.

    Elle se demande, avec le recul, si cette dépendance à la technologie ne va pas venir remplacer celle au tabac et de la même manière, se banaliser. Moss croit que son utilisation est la plus grosse pomme de discorde entre parents et enfants, ajoutant que « nous devons garder les yeux ouverts, être vigilants et... les protéger afin d'éviter qu'on ne les endorme avec cette fausse idée de connexion alors qu'en réalité, ils ne sont pas connectés du tout. »

    « Avoir accès n'est pas la même chose qu'être connecté », fait-elle remarquer, visiblement passionnée par le sujet.

    Vivre dans la « matrice » peut vous vider complétement si vous ne levez pas les yeux de temps à autre en prêtant attention à ce qui importe — les relations de cœur à cœur.

    Saviez-vous que Carrie-Anne Moss avait fondé un site de pensée holistique? Rendez-vous sur AnnaPurna Living.

    Traduit de l'anglais par Ey@el
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