• Ciel d'encre

    Texte d'Indochine

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    Indochine, c'est une longue histoire qui, pour moi, date de plusieurs décennies et remonte à Bob Morane, l'aventurier solitaire. Non pas que j'aie jamais été fan de ce groupe au sens propre (le genre qui va à tous les concerts, qui collectionne tout et qui rythme sa vie en fonction de ce que font ses idoles) mais je n'ai jamais vraiment cessé d'écouter tous leurs albums. Surtout lorsque je vivais à l'étranger. Mais sauf après leur résurrection médiatique où je ne me retrouvais plus trop dans cette imagerie gothique d'anciens ados sur le retour. L'important étant que cet interlude m'ait finalement permis de redécouvrir, avec des yeux (et des oreilles) neufs, un groupe qui a su se réinventer après moult galères et un drame.

    Certes, la résilience et la foi inébranlable de Nicola Sirkis, seul rescapé de l'équipage d'origine, en son rêve, y est sans doute pour beaucoup et l'essentiel.

    Je suis rentré d'Indochine et j'ai trouvé
    Une vie bien trop facile, bête à crever.
    J'ai déposé mes dahlias et mon jasmin.
    Je suis reparti, j'ai dit : « Salut, je vais voir plus loin ! »
    Plus loin, c'est toujours l'Indo que j'ai trouvé.
    Partout, c'est l'Indo ma vie, ça on le sait...

    "Un singe en hiver" (2002)

    C'est aussi, en sus de sa musique et de ses textes, un des aspects qui m'inspirent et auquel vient s'ajouter l'immense respect (non feint) qu'il a pour son public. Un truc assez rare pour quelqu'un qui a atteint un tel niveau de notoriété. Mais c'est justement cela, et pas que le talent et la qualité de ses prestations scéniques, qui fait que Indochine a survécu aux modes et aux générations. Comme le faisait remarquer un commentateur sur ce blog (qui se reconnaîtra), Sirkis, aujourd'hui agé de 58 ans, a toujours été en alignement avec ses principes en dépit de toutes les attaques qu'il a pu subir non seulement des médias et des cons jaloux mais aussi de sa propre famille (ceux qui veulent fouiller la m*** n'auront qu'à le faire eux-mêmes). Cela force l'admiration surtout quand on sait à quel point le milieu du spectacle est pourri jusqu'à la moelle et plus encore.

    J'aimerais aimer mon père,
    J'aimerais savoir quoi faire,
    J'aimerais bien le comprendre...

    "Song For A Dream" (2017)


    © Ey@el

    Il s'est donc écoulé trente-deux ans (p*** !) entre mon premier concert d'Indochine et celui que je suis allée voir, il y a quinze jours à l'AccorHotels Arena de Paris comme le savent déjà ceux qui me suivent sur Cuicui. Un enchaînement de coïncidences incroyables comme si le destin voulait absolument que j'y sois alors que tout était complet depuis des mois et que je n'avais pas trop le cœur à cela. Aussi lorsque j'ai vu la soucoupe volante géante qui recouvre le plafond immense du palais omnisports de Bercy, je me suis dite que j'allais peut-être enfin pouvoir rentrer maison — du moins pour quelques heures ! Un concert mémorable, en effet, qui m'a carrément mise sur orbite et d'où je ne suis pas prête d'atterrir. P*** de groupe qui n'a rien à envier aux plus grands artistes internationaux et qui vient de le démontrer par ce show époustouflant qui ferait passer U2 et les autres pour des ploucs de seconde zone — à 216€ la place contre seulement 45€ pour Indochine dans les mêmes salles avec une zone 13 VIP devant la scène où les fans sont sélectionnés au hasard et non par l'opération du Saint Euro comme c'est malheureusement le cas aujourd'hui pour une majorité de groupes de leur envergure. No comments. Comme dirait la grande Aretha : R.E.S.P.E.C.T.  !

    Ey@el

    Black Sky



    © Clément Shoendorff

    Noir, le ciel est tout noir
    Et je m'envole tout seul dans les étoiles,
    Mon vaisseau dans l'espace
    Entre Vénus et Mars,
    Je veux voir quand notre Terre s'éloigne
    Au-delà vers le plus beau.

    Partir vers d'autres galaxies
    Et un peu d'espoir —
    Oui, un peu d'espoir
    Qu'existe une autre galaxie
    Pour me recevoir —
    Pour nous recevoir.

    Le voyage vers un nouveau territoire
    Au bout du ciel noir,
    Mon radeau qui flotte dans l'espace,
    Juste moi et les étoiles,
    Et qui m'emportera vers le plus beau
    Comme une étoile filante —
    Juste moi vers le plus beau.

    Partir vers d'autres galaxies
    Et un peu d'espoir —
    Oui, un peu d'espoir
    Qu'existe une autre galaxie
    Pour me recevoir —
    Pour nous recevoir.

    Partir vers d'autres galaxies
    Et un peu d'espoir
    Oui, un peu d'espoir —
    C'est ma vie...

    Ne vois-tu pas venir une comète éclatée ?
    Voir de loin un danger d'un monde ignoré.
    Ne vois-tu pas venir une planète effacée
    D'un monde qui nous a ignorés ?

    Partir vers d'autres galaxies
    Et un peu d'espoir —
    Oui, un peu d'espoir
    Qu'existe une autre galaxie
    Pour me recevoir —
    Pour nous recevoir.

    Partir vers d'autres galaxies
    Et un peu d'espoir —
    Oui, un peu d'espoir,
    C'est la vie !

    Oh oh, ne vois-tu pas venir
    Oh oh, cette lumière qui va m'éblouir
    Oh oh, ce monde qui nous a effacé...

    © Nicola Sirkis, 2017

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 4 Mars à 16:17

    Génial ! ça fait plaisir de te sentir heureuse ! :D

    Moi aussi ça fait plus de trente ans que je l'écoute ! 

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