• Dissidence fabriquée : le mouvement altermondialiste est financé par les élites corporatives (2)

    Article du Pr Michel Chossudovsky traduit par Ey@el

    Available in English

    Le Forum économique mondial : « Tous les chemins mènent à Davos »

    Le mouvement populaire a été détourné. Des intellectuels et des dirigeants d'organisations syndicales et de la société civile (dont Oxfam, Amnesty International, Greenpeace) sont sélectionnés et systématiquement invités au forum économique mondial de Davos où ils côtoient les acteurs économiques et politiques les plus influents de la planète. Ce mélange d'élites corporatives mondiales et de « progressistes » triés sur le volet fait partie du rituel sous-jacent au processus de « fabrication de la dissidence ».

    La manœuvre consiste à sélectionner soigneusement des dirigeants de la société civile « dignes de confiance » et de les intégrer à un « dialogue », les couper de leur base, leur faire sentir qu'ils sont des « citoyens du monde » agissant pour le compte de leur collègues de travail mais les faire agir d'une manière qui serve les intérêts de l'ordre établi corporatif :

    La participation des ONG à la rencontre annuelle de Davos est la preuve que [nous] cherchons délibérément à intégrer un large spectre des grandes parties prenantes de la société en [...] définissant et faisant avancer l'agenda mondial [...] Nous pensons que le forum économique mondial [de Davos] fournit au milieu des affaires le cadre idéal pour travailler en collaboration avec les autres principales parties prenantes [les ONG] de l'économie mondiale afin « d'améliorer l'état du monde », ce qui est là la mission de ce forum.

    (Communiqué de presse du Forum économique mondial du 5 janvier 2001).

    Le FEM ne représente pas la vaste communauté des entreprises. Il s'agit d'un rassemblement élitiste dont les membres sont de gigantesques multinationales (avec un chiffre d'affaires annuel de 5 milliards de dollar minimum). Les organisations non gouvernementales (ONG) sélectionnées sont considérées comme des partenaires sociaux et également comme des « porte-parole [utiles] pour les sans-voix qui sont souvent laissés à l'écart des processus de décision ». (World Economic Forum – Non-Governmental Organizations, 2010)

    En s'associant au Forum pour améliorer l'état de notre monde, [les ONG] remplissent diverses fonctions dont celles de servir de passerelle entre le monde des affaires, le gouvernement et la société civile, d'assurer la communication entre les décideurs et la base populaire, de mettre en avant des solutions pratiques [...]

    (Ibid)

    La société civile « en partenariat » avec les grosses multinationales pour le compte des « sans voix » qui sont « exclus » ?

    Les responsables syndicaux sont également cooptés au détriment des droits des travailleurs. Les leaders de la Fédération syndicale internationale (FSI), de l'AFL-CIO, de la Confédération européenne des syndicats (CES), et du Congrès du travail du Canada (CTC) pour ne citer qu'eux, sont systématiquement invités à assister aux réunions annuelles du FEM à Davos, en Suisse, ainsi qu'aux sommets régionaux. Ils participent également à la Communauté des dirigeants syndicaux du FEM qui se concentre sur des modèles de comportement mutuellement acceptables pour le mouvement ouvrier. Le FEM « pense que la voix des travailleurs est importante pour le dynamisme de la discussion sur les problèmes de mondialisation, de justice économique, de transparence et responsabilité, et pour assurer la santé du système financier international ».

    « Assurer la santé [d'un] système financier international » forgé par la fraude et la corruption ? Le problème des droits des travailleurs n'y est pas mentionné. (World Economic Forum – Labour Leaders, 2010)

    Le Forum social mondial : « Un autre monde est possible »

    À bien des égards, c'est le contre-sommet de Seattle en 1999 qui a jeté les bases du Forum social mondial (FSM).

    La première réunion internationale du Forum social mondial eut lieu en janvier 2001, à Porto Alegre, au Brésil, rassemblant des dizaines de milliers de militants issus d'organisations populaires et d'ONG.

    Ce rassemblement d'ONG et d'organisations progressistes du FSM se tint au même moment que celui du WEF à Davos dans l'intention de manifester son opposition et sa dissension au Forum économique mondial des dirigeants de multinationales et ministres des finances.

    Le FSM fut, au départ, initié par l'organisation française ATTAC et plusieurs ONG brésiliennes :

    [...] En février 2000, Bernard Cassen, directeur de la plateforme française d'ONG ATTAC, Oded Grajew, directeur d'une organisation patronale brésilienne, et Francisco Whitaker, directeur d'une association d'ONG brésiliennes se rencontrèrent pour discuter d'une proposition pour une « rencontre internationale organisée par la société civile » ; en mars 2000, ils obtinrent officiellement l'appui des autorités municipales de Porto Alegre et des autorités fédérales de Rio Grande do Sul, toutes deux à l'époque sous le contrôle du Parti des travailleurs brésiliens (PT) [...] Un groupe d'ONG françaises dont ATTAC, les Amis de l'humanité et les Amis du monde diplomatique, sponsorisèrent un Forum social alternatif à Paris intitulé "Un an après Seattle" afin de préparer un programme de manifestations à mettre en place pour le prochain sommet de l'Union Européenne à Nice. Les intervenants demandèrent que « l'on réoriente certaines institutions internationales comme le FMI, la Banque mondiale, l'OMC... pour créer une mondialisation par le bas » et « construire un mouvement citoyen international non pas pour détruire le FMI mais réorienter ses missions ».

    (Research Unit For Political Economy, The Economics and Politics of the World Social Forum, Global Research, January 20, 2004)

    Dès le départ en 2001, le FSM s'appuyait sur le financement de base de la fondation Ford, connue pour avoir des liens avec la CIA remontant aux années 50 : « La CIA se sert des organismes de bienfaisance comme moyen le plus efficace pour injecter d'importantes sommes d'argent à des projets de l'agence sans alerter les bénéficiaires de leur source ». (James Petras, The Ford Foundation and the CIA, Global Research, September 18, 2002)

    On retrouva la même procédure de donation finançant les contre-sommets qui marquèrent les sommets populaires des années 90 dans le Forum social mondial :

    [...] parmi les autres financeurs du FSM (ou « partenaires » comme ils sont désignés dans sa terminologie), se trouvaient la fondation Ford, — nous nous contenterons de dire qu'elle a toujours opéré en étroite collaboration avec l'Agence centrale de renseignement américaine et l'ensemble des intérêts stratégiques du pays ; la fondation Heinrich Boll, qui est contrôlée par le parti vert allemand, partenaire du gouvernement allemand actuel [2003] et partisan des guerres en Yougoslavie et en Afghanistan (son directeur, Joschka Fischer [était] ministre des Affaires étrangères en Allemagne) ; et d'autres grands organismes de financement comme Oxfam (Royaume-Uni), Novib (Pays-Bas), ActionAid (Royaume-Uni), et ainsi de suite.

    Étonnament, un membre du conseil international du FSM rapporte que les « sommes considérables » reçues de ces agences n'ont pas « jusqu'ici suscité d'importants débats [au sein des organes du FSM] quant aux éventuels rapports de dépendance que cela pourrait engendrer ». Il admet pourtant qu'« afin d'obtenir un financement de la fondation Ford, les organisateurs durent les convaincre que le Parti ouvrier n'était pas impliqué dans le processus ». Deux points méritent d'être soulignés ici. Tout d'abord, ceci établit que les financeurs ont pu forcer la main et décider du rôle des différentes courants au sein du FSM — ils avaient besoin qu'on les « convainque » des compétences de ceux qui seraient impliqués. Deuxièmement, si les financeurs objectaient à la participation du Parti ouvrier totalement domestiqué, ils s'opposeraient d'autant plus farouchement à ce que l'on accorde de l'importance à des forces véritablement anti-impérialistes. Qu'ils aient objecté de la sorte sera mieux compris avec la description de qui fut inclus et de ce qui fut exclus des seconde et troisième réunions du FSM [...]

    [...] La question du financement [du FSM] ne figure même pas dans sa charte de principes adoptée en juin 2001. Étant matérialistes, les marxistes feraient observer qu'il faudrait examiner la base matérielle du forum pour saisir sa nature. (Nul besoin en effet d'être marxiste pour comprendre que « celui qui paie les violons choisit la musique ».) Mais le FSM n'est pas de cet avis. Il peut obtenir des fonds d'institutions impérialistes comme la fondation Ford tout en combattant « la domination du monde par le capital et toute forme d'impérialisme »

    (Research Unit For Political Economy, The Economics and Politics of the World Social Forum, Global Research, January 20, 2004)

    La fondation Ford a fourni les appuis fondamentaux du FSM avec des contributions indirectes aux « organismes partenaires » participants de la fondation McArthur, de la fondation Charles Stewart Mott, de la fondation Friedrich Ebert, de la fondation W. Alton Jones, de la Comission européenne, de plusieurs gouvernements européens (dont le gouvernement travailliste de Tony Blair), du gouvernement canadien ainsi que d'un certain nombre d'organismes de l'ONU (dont l'UNESCO, l'UNICEF, le PNUD, l'OIT et la FAO). (Ibid)

    Outre cet appui initial de la fondation Ford, bon nombre d'organisations participantes de la société civile perçoivent des fonds de grandes fondations ou œuvres caritatives. En retour, les ONG basées aux États-Unis et en Europe agissent souvent comme agences de financement secondaires acheminant l'argent des Ford et Rockefeller vers les organisations partenaires des pays en voie de développement dont les mouvements populaires paysans et ceux pour les droits de l'homme.

    Le Conseil international (CI) du FSM est constitué de représentants d'ONG, de syndicats, de médias alternatifs, et d'instituts de recherche pour la plupart lourdement subventionnés par des fondations ainsi que les gouvernements. Les mêmes syndicats qui sont systématiquement invités à se mêler aux PDG de Wall Street à l'occasion du Forum économique mondial de Davos (FEM) — dont le AFL-CIO, la Confédération européenne des syndicats et le Congrès du travail du Canada (CTC) — siègent également à ce conseil international. Pour les ONG siégeant au IC du FSM et financées par de grosses fondations figure l'Institut des politiques du commerce et de l'agriculture (IATP) qui supervise l'Observatoire du commerce à Genève.

    De part son statut d'observateur du FSM, le Réseau des financeurs du commerce et de la mondialisation (FTNG) joue un rôle capital. En acheminant les fonds de soutien au FSM, il fait office de centre d'échanges pour les grosses fondations. Le FTNG se décrit lui-même comme « une alliance de subventionneurs qui s'engagent  à bâtir des communautés justes et équitables à travers le monde ». Les membres de cette alliance sont la fondation Ford, les frères Rockefeller, Heinrich Boell, C.S. Mott, la fondation de la famille Merck, l'Institut pour la société ouverte et Tides parmi tant d'autres. Le FTNG opère en tant qu'entité collectrice de fonds au nom du FSM.

    Les gouvernement occidentaux financent les contre-sommets et répriment le mouvement de contestation

    Le paradoxe veut que ce soient les gouvernements, dont l'Union européenne, qui accordent l'argent pour financer des groupes progressistes (comme le FSM) impliqués dans l'organisation de manifestations à l'encontre de ces mêmes gouvernements qui financent leur activités :

    Les gouvernements aussi ont investi des fonds conséquents dans les groupes contestataires. La Commission européenne, par exemple, a financé deux groupes qui ont mobilisé un grand nombre de personnes pour protester contre les sommets de l'UE à Göteborg et à Nice. La loterie nationale de Grande-Bretagne, supervisée par le gouvernement, a contribué au financement d'un groupe au cœur du contingent britannique aux deux manifestations.

    (James Harding, Counter-capitalism, FT.com, October 15 2001)

    Nous avons affaire à un processus diabolique : le gouvernement du pays hôte finance le sommet officiel ainsi que les ONG activement impliquées dans le contre-sommet et subventionne également l'opération de police anti-émeute de plusieurs millions de dollars mandatée pour réprimer les participants au contre-sommet y compris les membres des ONG directement fiancées par lui.

    Ces opérations combinées dont les actes violents de vandalisme perpétrés par des flics en civil déguisés en activistes (G20 Toronto 2010) ont pour but de discréditer le mouvement contestataire et d'intimider ses participants. L'objectif principal étant de transformer le contre-sommet en un rituel de contestation qui sert à protéger les intérêts du sommet officiel et du gouvernement hôte. C'est la logique qui a prévalu dans de nombreux contre-sommets depuis les années 90.

    Lors du Sommet des Amériques dans la ville de Québec en 2001, les subventions du gouvernement fédéral canadien aux ONG et syndicats traditionnels furent accordées à certaines conditions. Une bonne partie du mouvement contestataire fut de fait exclue du sommet populaire. Ce qui en soi mena à la formation d'une seconde tribune populaire que certains observateurs décrivirent comme un contre-sommet populaire. En retour, en accord avec les autorités provinciales et fédérales, les organisateurs dévièrent la marche de protestation vers un site distant, à une dizaine de kilomètres de la ville au lieu du centre historique où se tint le sommet officiel de la ZLEA derrière un « périmètre de sécurité » étroitement protégé.

    Plutôt que de défiler vers la clôture de périmètre et les réunions du Sommet des Amériques, les organisateurs des manifestations choisirent un itinéraire partant du Sommet populaire pour s'écarter de la clotûre en traversant des quartiers résidentiels en grande partie vides jusqu'au parking d'un stade situé dans une zone déserte à plusieurs kilomètres de là. Henri Masse, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) déplora « que nous soyons si loin du centre-ville [...] Mais c'était une question de sécurité ». Mille maréchaux du FTQ assurèrent le cordon de sécurité de la marche. Lorsque vint le moment où certains militants projetèrent de se départir des rangs pour remonter la colline jusqu'à la clotûre, ils firent signe au contingent de Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) qui marchaient derrière le SCFP [syndicat canadien de la fonction publique] de s'assoir pour arrêter la marche afin qu'ils puissent verrouiller le cordon et empêcher les autres de quitter l'intinéraire officiel.

    (Katherine Dwyer,  Lessons of Quebec City, International Socialist Review, June/July 2001) 

    Le Sommet des Amériques se déroula à l'intérieur d'un « bunker » de quatre kilomètres tout en béton armé et entouré d'une clôture en acier galvanisé. Le « Mur de Québec » de trois mètres de haut encerclait une partie du centre-ville historique dont le quartier parlementaire de l'Assemblée nationale, des hôtels et des zones commerçantes.

    Les dirigeants d'ONG contre leur base

    La mise en place du Forum social mondial (FSM) en 2001 fut sans conteste un grand pas dans l'histoire, rassemblant des dizaines de milliers de militants engagés. Il constitua une tribune importante qui permit l'échange d'idées et l'établissement de liens de solidarité.

    L'enjeu véritable, c'est le rôle ambivalent des dirigeants des organisations progressistes. Leurs liens intimes et courtois avec le cercle restreint du pouvoir, les subventions des grandes entreprises et des gouvernements, les agences humanitaires, la Banque mondiale, etc., nuisent à leur relation et leurs responsabilités envers leurs membres. Ce qui est précisément le but de la dissidence fabriquée : créer un fossé entre les dirigeants et leurs troupes pour mieux les réduire au silence et affaiblir les actions de terrain.

    Le financement de la dissidence est également un moyen d'infiltrer les ONG pour y glaner des renseignements confidentiels sur les stratégies de manifestation et de résistance des mouvements populaires.

    La plupart des organisations de ce type participant au Forum social mondial et comptant parmi elles des paysans, des ouvriers et des étudiants fermement déterminés à combattre le néolibéralisme, n'étaient pas au courant des liens du Conseil international du FSM avec le financement corporatif négocié dans leur dos par une poignée de dirigeants d'ONG les reliant à des fonds à la fois officiels et privés.

    Le subventionnement des organisations progressistes n'est pas sans condition. Son objectif est de « pacifier » et manipuler le mouvement contestataire. Les conditionnalités précises sont établies par les agences de financement et en cas de non respect, les versements sont suspendus et l'ONG bénéficiaire se retrouve de fait en faillite par manque de fonds.

    Le FSM se définit lui-même comme « un espace collectif ouvert de pensée réflective, de débat démocratique d'idées, de formulation de propositions, de libre échange d'expériences et d'interconnexion pour agir efficacement, par des groupes et mouvements de la société civile opposés au néolibéralisme et à la domination du monde par le capital et toute forme d'impérialisme et déterminés à bâtir une société centrée sur la personne humaine ». (Fórum Social Mundial , 2010)

    Le FSM est une mosaïque d'initiatives individuelles qui ne menacent pas directement et ne remettent pas en question la légitimité du capitalisme mondial et de ses institutions. Il se réunit une fois par an et se caractérise par une multitude de séances et d'ateliers. À ce sujet, une des particularités du FSM fut de conserver le cadre « artisanal » distinctif des contre-sommets populaires au G7 des années 90 financés par des donateurs.

    La désorganisation manifeste de cette structure est intentionnelle. Tout en favorisant le débat sur un certain nombre de sujets individuels, le cadre du FSM ne contribue pas à la formulation d'un programme commun cohérent ni d'un plan d'action dirigé contre le capitalisme mondial. En outre, la guerre menée par les États-Unis au Moyen-Orient et en Asie centrale, qui éclata quelques mois après la tribune inaugurale du FSM à Porto Alegre en janvier 2001, n'a pas occupé le cœur des débats du forum.

    Ce qui prévaut, c'est un immense réseau complexe d'organisations. Invariablement, les organismes populaires bénéficiaires dans les pays développés ignorent que les ONG partenaires aux États-Unis ou dans l'Union européenne qui les approvisionnent en fonds, sont elles-mêmes subventionnées par de grosses fondations. L'argent est reversé, imposant des contraintes aux actions de terrain. Bon nombre de ces dirigeants d'ONG sont des individus engagés et bien intentionnés agissant au sein d'un cadre qui définit les limites de la dissidence. Ils sont souvent cooptés sans même se rendre compte qu'ils ont les mains liées du fait de ce financement par les grandes entreprises.

    Le capitalisme mondial finance l'anti-capitalisme : une relation absurde et contradictoire.

    « Un autre monde est possible « mais ne saurait être atteint de manière effective par le système actuel. Un remaniement du Forum social mondial, de sa structure organisationnelle, de ses méthodes de financement et de ses dirigeants est nécessaire.

    Il ne peut y avoir de mouvement de masse effectif dès lors que la dissidence est généreusement financée par les mêmes intérêts corporatifs qui sont également la cible du mouvement contestataire.

    Pour reprendre les propos de McGeorge Bundy, président de la fondation Ford (1966-1979) :

    On pourrait considérer que tout ce que la fondation [Ford] a accompli visait à « créer un monde sécuritaire pour le capitalisme » et réduire des tensions sociales en contribuant à consoler les affligés, fournir des soupapes de sécurité aux courroucés et améliorer le fonctionnement du gouvernement.

    Traduit de l'anglais par Ey@el
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